Thés BAMP !

mardi 29 janvier 2013

Puériculture pour nos petits


Toujours sur le thème :"Mes enfants et moi", après Habiller nos petits, Faire dormir nos petits, voilà Puériculturer (wouais je sais ça n'existe pas comme verbe ça) nos petits. Je voudrais faire aussi un jour : Porter nos petits....

Cela fait longtemps que j'ai envie de donner un peu mon avis sur les objets "indispensables" ou supposés "indispensables" pour "élever" les petits.....Mais comme vous avez (sans doute) déjà peut-être compris je fonctionne au minimum, loin de moi les achats compulsifs, l'encombrement de choses inutiles, la folie mercantile autour des baby's, la surconsommation imposée concernant la naissance, les bébés. Donc là je donne juste mon point de vue, sur la puériculture telle que nous l'avons envisagé et telle que nous la vivons avec deux bébés en même temps, après chacun fait bien comme il veut.

Donc bientôt 7 mois, que la puériculture a investi notre maison, notre voiture. Au départ nous étions d'accord pour être au maximum dans la récupération du matériel qui nous semblait nécessaire, notre budget était tout à fait d'accord lui.....Et nous considérions que les petits avaient besoin du minimum d'objets de puériculture et du maximum d'amour parental.
Déjà la chambre dans laquelle dorment les petits, est restée pareil que lorsque nous sommes arrivé dans cette maison, pas de frénésie de déco bébé....rien.


Manger
- Les biberons
Avant la naissance, je voulais allaiter et c'est tout, pour ne pas m'encombrer de biberons. Mais l'allaitement n'a pas suffit. Comme je l'ai déjà expliqué ailleurs, à la maternité nous avons été obligé de donner des compléments de lait industriel. Compléments sponsorisés par une marque de lait, livré dans de tout petits biberons en verre de 30 ml. Microscopiques biberons.
Avant de quitter la maternité, nous avons récupéré plusieurs de ces microscopiques biberons en verre, affublés de leur tétine, car nous n'avions pas acheté de biberons. Nous avons donc utilisé ces biberons pendant deux mois, jusqu'au moment ou nos petits ont commencé à boire plus de 60 ml par repas. Jusqu'à là nous faisions un microscopique biberon, enfin deux, puis encore deux pour la suite du repas. Et là je me suis dit, qu'il fallait investir dans de plus gros biberons. Je suis donc allé au magasin et j'ai acheté 4 biberons en verre de 120 ml chacun. 4 car à l'époque nous alimentions encore nos petits la nuit et je me disais que cela serait agréable d'avoir un biberon propre pour le repas du matin, si nous n'avions pas le temps de laver le biberon sale pendant la nuit. Mais finalement nous lavions les biberons après chaque utilisation. A l'eau chaude, les biberons en verre se lavent très bien. Nous avons tenus avec ces biberons jusqu'au moment ou nos petits ont commencé à prendre plus de 120 ml. Je suis donc retourné dans le magasin de puériculture et là j'ai acheté deux biberons en plastique, car je me disais que nos petits grandissant, ils arriveraient plus facilement à tenir un biberon en plastique, beaucoup moins lourd qu'un biberon en verre, d'autant que là nous passions à des biberons de 250 ml. Le biberon en plastique se lave beaucoup moins bien que le biberon en verre, surtout avec du lait épaissi qui colle bien aux parois. Mais là encore, nous lavons ces deux biberons après chaque repas. Nous avons coupé un peu le trou de certaines tétines pour augmenter le débit, maintenant que nos petits sont des grands. Et j'ai aussi acheté, des tétines taille 6 mois et plus, plus grosses dans la bouche avec un trou vraiment gros. Mon fils fonctionne avec cette tétine depuis un mois, mais ma fille qui tête toujours très fort garde la petite tétine avec le petit trou, car sinon cela coule trop vite pour elle.
Les biberons sont donc nécessaire pour donner du lait, j'ai essayé aussi à la cuillère, mais là c'est vraiment long, mais les petits aiment ça. Parfois ils aiment finir les biberons sans les tétines. 

- Les cuillères spéciales bébés
Pour manger la purée et les compotes, j'avais acheté deux cuillères en plastique qui changent de couleur lorsque la nourriture est trop chaude. A l'utilisation je constate que c'est juste un gadget, car je vois bien avec mes yeux si c'est chaud ou pas. Et surtout je teste systématiquement la chaleur avec mes lèvres qui elles me donnent la valeur exacte de la température de ce qui se trouve dans la cuillère. Nos petits adorent les manipuler avec leurs mains, avec leur bouche, une fois le repas terminé. Mais ils ont découvert cette semaine les cuillères en inox et ils aiment beaucoup aussi. Donc je dirais que cette histoire de cuillère spéciale bébé, c'est du gadget car ils arrivent très bien à manger avec les cuillères en inox.

- Les bavoirs, pas étanches au début, étanches ensuite
Ah les bavoirs....nous n'avions pas acheté ça, car l'allaitement, l'allaitement. Et puis dans les fringues que nous avions récupéré il y avait des bavoirs. Les bébés grandissant, j'ai du acheter des bavoirs en éponge d'un coté, mais avec du plastique en dessous pour rendre le bavoir étanche, car nos petits mouillaient leur tee-shirts à chaque repas. Donc le bavoir étanche, je trouve que c'est bien, encore faut-il que le scratche tiennent et là, ceux que j'ai acheté commencent à montrer des signes de faiblesse au niveau du scratch. Et nos enfants adorent tirer le bavoir du voisin ou leur propre bavoir. Je lave à la main, les bavoirs après chaque repas parce que sinon, ils deviennent très vite inutilisable du moins pas d'un repas à un autre.


Se promener
- La poussette
Nous avons acheté notre poussette, car nous voulions le modèle le plus léger, le moins encombrant et le plus beaux à nos yeux. Nous n'avions pas besoin des poussette combinées avec nacelle, cosy, car par ailleurs,  nous avions récupéré deux cosys pour mettre dans la voiture. Donc nous avons acheté la poussette TWIXX, car elle permet d'allonger complétement les bébés, ce qui était nécessaire les premiers mois. Avec des cousins pour réduire l'assise dans un premier temps, lorsque les bébés sont vraiment petits. Alors je l'aime bien ma poussette, sauf lorsqu'il faut la replier et qu'au choix : - il pleut des cordes, - un bébé hurle de faim, de manque de câlins, - que deux bébés hurlent de faim, de manque de câlin, - qu'il pleut des cordes et que deux bébés pleurs................. Là comment dire, parfois elle m'énerve à ne pas se refermer toute seule d'un doigt. Pour l'ouvrir c'est plus simple, mais il faut quand même ses deux mains et un peu de force dans les bras pour déplier la bestiole, mais pour la refermer, il faut beaucoup de force et une certaine technique que je tente encore de développer après 7 mois de cohabitation. Quand toutes les conditions positives sont réunis, il fait beau et les bébés gazouillent dans leur cosy, la difficulté à la refermer me parait être un détail. Mais lorsque les conditions ne sont pas favorable à ma zénitude, je peux la maudire. Sinon, elle est très maniable, moins grosse que certaine poussette simple. Les petits sont assis côte à côte. Il y a une cape en plastique transparante pour protéger les bébés de la pluie, elle est très couvrante avec des attaches pour ne pas être soulevée par le vent. Par contre les capes pour protéger du soleil, je les trouve trop couvrante et sombre, les bébés ne voient plus rien du paysage. Donc pour sortir seule avec les deux petits la poussette c'est indispensable.

- Les cosys
Ah les cosys, je déteste les cosys, je ne sais pas pourquoi, une nostalgie de mes voyages enfant allongée les pieds tourné vers le plafond de la renault 12. Oui je sais que c'est pour la sécurité des petits, mais je trouve que les bébés ne sont pas bien dedans. Les bébés ne me semblent pas bien dedans, j'imagine que les bébés ne sont pas bien dedans. Et puis je ne voulais pas être obligé de retirer les cosys de la voiture, je voulais qu'ils soient installés une bonne fois pour toute et que nous n'ayons pas à la manipuler en plus. Nous avons donc récupéré deux cosys. Le jour de la sortie de maternité, j'étais stressée à cause des cosys, je trouvais que nos petits étaient tous tassés dans ces horribles cosys. Ils étaient pourtant confortablement installés dans les cosys et les coussins réducteur que nous avions acheté pour la poussette et qui allaient aussi dans les cosys. Mais moi, je ne sais pas j'étais obnubilés par le fait que mes petits, tout petits, n'étaient pas bien, j'en pleurais c'est dire !!! Les cosys font leur office de cosys, j'ai souvent encore la sensation que nos petits ne sont pas bien dedans, mais je tente de faire abstraction de mon côté hippie pour accepter la contrainte sécuritaire pour nos petits. Mais vraiment je n'aime pas les cosys et ils sont là, par obligation.

- Les écharpes de portage.
J'ai acheté d'occasion (une à 20 euros et l'autre à 30) deux écharpes de portage, avant la naissance de nos petits. Une en jersey (tissu comme un tee-shirt épais) et une autre avec un tissu comme une toile de hamac. Je sais qu'elles ont des noms en fonction des tissus, mais bon là je ne sais plus. Pendant deux mois, nous les avons beaucoup utilisées. Nos petits avaient besoin d'être au plus près de nous et les écharpes permettent cela. Le papa a utilisé celle en jersey que l'on nouait avant d'y mettre le bébé, tandis que moi j'utilisais l'autre qui pouvait se nouer directement avec le bébé. Nous avons tout fait avec ces écharpes et les bébés dedans, le ménage, le jardinage, les repas, la vaisselle, se promener. Ils ont beaucoup, beaucoup dormis comme ça, collé à notre chaleur. Puis ils ont grandis et le papa a repris le travail. Il me fallait donc un moyen de porter les deux bébés en même temps.

- Les portes bébés
 Nous avions récupéré un porte bébé, que je n'aimais pas du tout. Porte bébé que le papa utilisait pas mal, quand les bébés ont été plus grand, plus de 2 mois. Et moi, j'ai acheté d'occasion (mais qui reste quand même super cher, car les moins chers s'arrachent littéralement sur le net), un porte bébé physiologique celui avec la petite chenille, qui permet de porter les bébés et les enfants, soit sur le dos, soit devant et même sur le côté. Mais voilà, les bébés grandissent, leur besoins aussi. Et même s'il y a eu une petite période ou j'étais seule en journée et qu'ils avaient encore besoin d'être beaucoup porté, ce n'étais pas facile de mettre le porte bébé, pour en mettre un, puis de l'enlever pour faire autre chose avec l'autre bébé. Même si je voulais le faire, je n'ai jamais tenté d'en mettre un devant et un derrière, car ils étaient encore petits pour être bien derrière. Et puis ils avaient de moins en moins besoin d'être porté. Donc je met ce porte bébé lorsque j'ai besoin de faire un truc et qu'un de mes enfant a besoin d'être collé. Ce qui arrive finalement assez peu. Sois que je reporte ce que je dois faire à un moment ou il sera plus serein, sois qu'il arrive à faire autre chose que d'être collé à sa mère.
Nous les utilisons lorsque nous allons nous promener sans la poussette. Je trouve que le physiologique à la chenille est très enveloppant, le bébé est bien installé dans une bonne position. Ils s'endorment dedans bien collé à leur père ou à leur mère.

- Les couvertures pour porte bébés
Il faut dire que nous habitons au bord de la mer et que le vent souffle, que nous sommes en  hiver. Et mettre un manteau à un bébé, puis le mettre dans le porte bébé, nous l'avons fait une fois et je n'étais pas à l'aise dans ma balade avec nos bébés tout engoncés. Sortir avec le porte bébé, et la couverture qui vole au vent ce n'étais pas non plus le plus pratique. Je n'ai pas pu investir dans un manteau spécial porte bébé (qui ont l'air vraiment super). Alors, j'ai cherché une solution et je l'ai trouvé sous la forme de couvertures adaptables sur tous les porte bébés, cape de portage. Pas la couverture du lit, mais un tissu doublé polaire qui a été spécialement étudié pour cette fonction, avec des serrages aux endroits stratégiques, une cagoule intégré pour le bébé. Je trouve que c'est vraiment super. De plus, je peux les mettre sur la poussette, comme ça chaque bébés est bien au chaud sous sa couverture individuelle qui l'englobe bien.

Change
- La table à langer
Le meuble indispensable dans la panoplie puériculture ??!!! Car nous en passons du temps à changer un bébé, d'autant que nous en avons deux !. Meuble que nous avons récupéré, mais je pense que n'importe quel meuble plat et à la bonne hauteur pour le dos des parents peut faire l'affaire. La table à langer que nous avons à un coté avec un rebord très haut. au début quand les petits étaient tout petits, ce rebord était du côté du mur, pour que nous puissions accéder aux bébés de façon encore plus confortable pour nous. Puis lorsqu'ils ont commencé à grandir, nous avons tourné la table pour que ce grand bord soit du côté du vide. C'est moins pratique pour nous, mais plus sécurisant pour les petits qui commencent à se tourner. Ne pas avoir de table à langer ou de meuble qui en fait office c'est dur, mais on peut survire sans. Juste le dos qui en prend un coup. Lorsque nous nous déplaçons, j'ai pu constater que les lits ne sont pas à la bonne hauteur, pour la bonne santé du dos du parent qui change le bébé, les bébés. Il faut opter pour la position à genoux sur le lit, le bébé devant sois presque entre nos jambes, là le dos ne souffre pas trop. Ou alors carrément par terre dans la même position. Nous avons testé aussi, quand il ne faisait pas encore trop froid, le change de bébé dans le coffre du break, c'est faisable, mais le dos en prend un coup aussi, les bébés aiment bien cet environnement nouveau.

- Le sac à langer
Alors ce truc, c'était le mystère ultime pour moi. Je me disais toujours : "mais pourquoi, faut-il un sac spécial pour trimballer deux couches et un paquet de coton ???" Je n'avais pas envisagé d'en acheté un, car je n'en voyais pas l'utilité. Ma mère, quelque temps après la naissance des petits, est arrivée un jour avec un sac à langer d'occasion qu'elle avait récupéré je ne sais où. J'ai lavé l'objet et je me suis dit que j'allais y mettre quatre couches et un paquet de coton. Finalement, j'y met aussi les carnets de santé, la petite bouteille de liniment, une serviette pour poser le bébé dessus quand il faut le changer, les deux biberons de 250 ml, le petit pot de compote, les cuillères en plastiques qui changent de couleur quand c'est chaud, la bouteille d'eau, deux bodies, un gant de toilette, du sopalin, un paquet de mouchoir. Mais je pense que je pourrais mettre tout ça aussi dans un autre sac que je trouverais joli sans qu'il soit un SAC A LANGER.




Dans un prochain message, je donnerais la suite de Puériculturer nos petits : Faire dormir, Laver, Poser, Jouer avec les bébés.


Edit du 5 février, je viens d'effacer le second message que j'avais publié et qui parlait des autres objets de puériculture, "faire dormir, laver, poser".... Il faut dire que j'étais fâchée par les propos sur la pma et que la fonction effacée est mal agencée, car elle ne demande pas de confirmation. Donc si tu n'as pas les yeux en face des trous, comme moi hier, tu efface d'un clic, les textes que tu mets des heures à écrire.....

mercredi 23 janvier 2013

A la pointe



Chez Lutine, je découvre l'article du professeur Frydman, déjà je le trouvais bien cet homme lorsque je l'avais vu dans une émission de télé. Mais là, il en rajoute une couche : enfin un Doc PMA qui dit ce que toutes nous savons trop bien : LA PMA EN FRANCE ça CRAINT.
Mais là de le lire d'un spécialiste du genre, moi qui me plaignait encore hier, du peu d'investissement des médecins pma dans la recherche de compréhension du fonctionnement reproductif humain, voilà qu'il dit haut et fort ce qu'il pense du système français et qu'il propose des choses pour faire évoluer le schimililbilick. J'ai copier le le texte paru dans le Monde.fr, comme ça cela vous évite de lire les commentaires à la con...... Mais si vous voulez voir l'original et les lire les commentaires vous pouvez passer par le blog de Lutine.
Mais quand même, cela fait froid dans le dos, les constations qu'il fait, que toutes nous avons pu constater et que certaines vivent encore douloureusement. Il écrit ça sur le système français et lire ça cela me donne juste envie de pleurer, de crier : "  revient à faire de la médecine en croisant les doigts ou en priant pour qu'il y ait grossesse. Ce qui aboutit à recommencer encore des tentatives de PMA infructueuses, proches de l'acharnement thérapeutique, au détriment des femmes et des couples.:  " Cela me conforte aussi avec tout ce que j'ai ressenti lorsque nous étions en pma en France, j'étais hystérique de constater comment nous étions traités. Et j'avais raison, je n'étais pas hystérique juste parce que j'étais une femme en souffrance, mais parce que ce qui nous était proposé n'était pas normal. Je vous laisse avec les écrits de Monsieur Frydman.........

"

Les parlementaires vont bientôt se positionner sur le mariage pour tous. Certains voudraient que les femmes célibataires et les homosexuelles en couple aient accès à la procréation médicalement assistée (PMA).

En posant cette hypothèse, il ne faudrait pas que l'arbre cache la forêt et que les insuffisances et les incohérences de la pratique de la PMA dans notre pays soient passées sous silence.
LE NOMBRE DE PMA EN CONSTANTE AUGMENTATION
Quinze pour cent des couples en âge de procréer consultent pour infertilité. Le nombre de PMA en France est en constante augmentation et va atteindre 70 000 tentatives par an : la création du Comité consultatif national d'éthique, les débats, les trois lois successives de bioéthique (1994, 2004, 2011) ainsi que la mise en place de l'Agence de biomédecine sont censés réguler cette activité.
Et pourtant les résultats ne sont pas à la hauteur de certains centres internationaux. Seule une femme sur cinq va accoucher après avoir bénéficié d'un prélèvement d'ovocytes en vue d'une PMA. Cette moyenne - faible (18 à 20 %) - traduit des anomalies ici ou là.
Mais l'absence de transparence des résultats centre par centre (à l'inverse des Etats-Unis ou de la Belgique, où ceux-ci sont disponibles sur Internet) crée une omerta dont pâtissent les couples, en manque d'information.
Constater des insuffisances devrait amener à deux types de mesures correctrices :
1. investir encore afin d'utiliser les normes de personnels et de matériels comparables à l'excellence de centres de référence. Trop de responsables administratifs, universitaires ou médicaux considèrent la médecine et la biologie de la reproduction comme une thématique secondaire ;
2. développer la recherche, seul facteur d'amélioration. Or l'interdiction de la recherche sur l'embryon érigée en dogme dans notre pays (avec des dérogations exceptionnelles) est un frein à l'innovation.
Cela aboutit par exemple à avoir interdit pendant plusieurs années aux équipes françaises de procéder à la congélation d'ovocytes par vitrification, les essais étant jugés assimilables à la recherche sur l'embryon qui doit être autorisée mais encadrée.
Les organismes de recherche (Inserm, CNRS) d'un Etat laïc doivent pouvoir nommer, identifier, promouvoir le thème du développement précoce humain.
La littérature scientifique internationale montre que l'analyse de la potentialité du développement de chaque embryon est en cours. Ailleurs, des études génétiques directes ou indirectes sont pratiquées dans cette perspective.
Etre empêché de rechercher le potentiel de développement ou les capacités d'implantation de chaque embryon revient à faire de la médecine en croisant les doigts ou en priant pour qu'il y ait grossesse. Ce qui aboutit à recommencer encore des tentatives de PMA infructueuses, proches de l'acharnement thérapeutique, au détriment des femmes et des couples.
La liste de nos carences et de nos incohérences ne s'arrête pas là. Près de 8 000 femmes françaises qui peuvent se le permettre passent les frontières pour bénéficier d'un don d'ovocyte impossible à réaliser dans notre pays.
LE DON D'OVOCYTE RÉMUNÉRÉ POUR LA DONNEUSE EST CONDAMNÉ
Peut-on rappeler cette incohérence : le don d'ovocyte rémunéré pour la donneuse est condamné en France au nom de la gratuité du don d'organe. Elle reçoit néanmoins le remboursement partiel de ses frais par la Sécurité sociale...
Plus grave : est-il supportable que des familles transmettrices de maladies génétiques graves et incurables attendent près de deux ans en région parisienne pour avoir accès à la PMA pour diagnostic pré-implantatoire afin d'éviter que leur enfant soit atteint ?
Pendant cette attente, de très nombreuses familles se découragent et tentent la survenue d'une grossesse spontanée. Certaines aboutiront à la naissance d'un enfant indemne mais la majorité de ces grossesses se termineront par une fausse couche, une interruption médicale de grossesse, ou pire, par la naissance d'un enfant atteint de l'anomalie génétique.
Est-ce de la bonne médecine que de limiter à quatre centres hospitaliers pour tout notre pays cette activité cadrée depuis douze ans ? Cette attente pour les familles est insupportable.
A-t-on informé les femmes concernant leur horloge biologique ovarienne qui les dessert de façon préjudiciable, de même que l'effet délétère du tabac, de la malnutrition, du stress ? Où sont les campagnes d'information alors que celles-ci existent pour dépister le cancer du côlon, du col de l'utérus ou du sein ?
Pourquoi ne pas dépister le statut de fertilité lié à l'âge ? Autour de 33-35 ans, une étude de la "réserve ovarienne" par une prise de sang et une échographie permettrait un état des lieux et éviterait de dire : "Je ne savais pas."
La constatation d'une infertilité progressive pourrait permettre à certaines femmes de reconsidérer leur projet de vie jusqu'à conserver leurs propres ovules si elles ne peuvent avoir un enfant avant 35 ans.
Certes l'efficacité de la congélation d'ovules est loin d'être totale et n'est pas la panacée. Mais aujourd'hui, selon la loi de 2011, une femme ne peut conserver ses propres ovocytes que si elle a un cancer ou si elle participe à un programme de don d'ovules.
Puisque l'on parle de l'autonomie des femmes, parlons donc de l'autoconservation des ovocytes et de la prévention de l'infertilité que celle-ci autorise.
On le voit, il y a nécessité à réformer le dispositif et à proposer un cadre cohérent, performant, pour toutes les PMA que l'on prend en charge depuis trente ans. Alors, faut-il esquiver la demande des femmes seules ou homosexuelles en couple ?
Non, mais en ouvrant l'accès de la PMA aux femmes célibataires, aux couples de femmes, on ne fera pas l'économie d'une interrogation sur l'anonymat du don. L'enfant d'un couple hétérosexuel ayant recours à un don de sperme anonyme a un père et une mère. Le père (non biologique) assume sa paternité, soutenu par l'arsenal législatif.
LES INSUFFISANCES, LES INCOHÉRENCES DE LA PMA
Dans le cas d'un don de sperme anonyme à un couple de femmes, ne serait-il pas souhaitable que l'enfant puisse avoir accès à ses origines et que celles-ci ne lui soient pas gommées puisqu'il n'aura pas d'autres référents masculins tout en sachant qu'il est issu de la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule.
Ce qui serait valable ici le serait aussi pour les couples hétérosexuels. Restera à évaluer l'impact de ces mesures sur le délai d'attente, déjà de douze mois, et sur le recrutement de ces nouveaux donneurs non anonymes.
On le voit, les insuffisances, les incohérences de la PMA dans ses indications médicales persistent. Les questions sur la PMA d'indication sociétale sont importantes et ne peuvent être traitées à la va-vite à l'occasion d'un autre texte de loi qui ne l'aborde pas.
Ne serait-il pas plus judicieux de proposer un plan concernant la péri-conceptologie (la périnatalité à son tout début) sous tous ses aspects (information, prévention, excellence, recherche), ce qui permettrait à notre société de s'adapter à son évolution et au développement de la recherche scientifique, dans un cadre éthique qui garderait comme principe fondamental la non-commercialisation du corps humain.
Il y a déjà eu un plan cancer, un plan Alzheimer. A quand le plan PMA ? Ce serait une forme de respect pour celles et ceux qui y ont ou y auront recours.

vendredi 18 janvier 2013

Don d'ovocyte - reportage télé

Bonjour Mesdames, Monsieur

Encore un message pour le don d'ovocyte.
Demain samedi, n'oubliez pas la rencontre au CHU de Rennes pour causer sur le thème du don d'ovocyte.
En amont de cette rencontre, France 3 Bretagne a fait un reportage sur une donneuse et une receveuse, qui seront présentes à la réunion de demain.
Donc reportage à voir, via le lien suivant.
Pour l'instant je ne l'ai pas encore vue, car mon vieil ordi ne le veut pas !!

"
diffusion sur France 3 Bretagne vendredi 18/01, 19h mais en ligne dès ce soir sur internet http://bretagne.france3.fr/
Il pourrait également être repris par France 3 Pays de La Loire et France 3 National vendredi ou jeudi.
Vous pourrez le (re-)visionner via pluzz dont voici le lien:
http://pluzz.francetv.fr/enregion/france3/replay/
 "
Demain samedi, je serais aussi à Rennes, s'il n'y a pas trop de neige sur la route, car j'ai quand même deux heures de route pour aller jusqu'à là-bas. Mais pas d'excuse pour ceux et celles qui habitent tout près !

jeudi 17 janvier 2013

Les lutins du père Noël




"Alors vos petits, ils ont été gâté pour ce Noël ??!!!!"
"Eeeuuuhhhh, (de quoi elle me parle, la dame de la poste ?), ahhh oui, Noël, les enfants, les cadeaux".

Alors comment vous dire, Madame de la poste, NON, ils n'ont pas été gâtés nos enfants.
Ils sont encore un peu petits pour être pris dans la spirale mercantile de Noël.

C'est nous qui avons été gâté, comblés, émerveillés, enchantés,
car ils étaient là, simplement là, étonnamment là avec nous, nos enfants.
C'était pour nous totalement féérique et cela suffisait.

Nous n'avons pas éprouvé le besoin de faire un arbre de noël, comme toutes les années précédent leur arrivée.
Nous avions juste besoin, d'être avec des gens que nous aimons et qui nous aime.
Ils ont beaucoup joué avec le bolduc des cadeaux des autres gens, avec les papiers cadeaux que tu froisses et qui font de super bruits, avec les boites en cartons.

Pas de cadeaux de notre part, 5 mois et des poussières, ils s'en tapent de Noël, des cadeaux, et autres arbres de noël.
Je trouve que l'orgie de cadeaux pour les enfants, que je connais depuis quelques années me dégoute. Pourquoi autant de cadeaux, déballés tous plus vite les uns que les autres, pour être oublié aussi vite.
Je ne veux pas de ça, pour nos enfants, je souhaite qu'ils puissent s'inventer des jeux, rêver avec un bout de ficelle, construire un royaume avec un carton.
Alors si petits nous n'allions pas les engloutir sous des montagnes de cadeaux. A quoi ça sert ?
Je pense que de tout façon, cela arrivera bien assez vite, même si nous réfrénerons les désirs de cadeaux des gens autour de nous.
D'ailleurs même cette année, nous n'avons pas pu empêcher Tata Véro de faire quand même des cadeaux, ni papi et mami de St. H.
Deux imagiers, un bâton de pluie, des trucs en plastique qui s'empilent, un ballons en peluche qui est surtout très intéressant pour les deux énormes étiquettes qu'il faut couper normalement, mais c'est avec ça qu'ils jouent le plus. C'est déjà beaucoup tout ça. Surtout que chez papi M, il y a un autre cadeau. Papi M, ayant insisté pour offrir quelque chose. Alors j'ai choisi, un objet avec lequel ils pourront jouer à deux, lorsqu'ils seront un peu plus grands, qu'ils tiendront vraiment bien assis.













Nous avons reçu par la poste deux petits bonshommes en bois, venant du pays de Kaymet. Tendre et douce attention pour nous, pour eux. Merci encore













Nous devions aller faire un petit coucou à Céline et à son Petit Breton, mais Chéri a été très malade dans la  nuit du 25 au 26, vomissements, malaise, boum par terre, urgences. Cela a duré 5 jours, nous ne savions pas si c'était contagieux ou pas.

Noël 2013, nos petits auront 1 an et demi, de quoi avoir les yeux qui brillent devant les lumières clignotantes d'un arbre de noël, nous verrons bien si nous arrivons à résister aux sirènes de Noël. Mais l'arbre de Noël sera fait, les guirlandes seront mises.

Hier j'ai pensé aux jouets qui se trouvent dans mes vieux cartons de déménagement, pas encore déballés.
Des jouets, un ourson culbuto jaune et un camion en plastique bleu, rouge, vert avec la benne qui se renverse.
Des jouets que j'ai depuis au moins 20 ans, des jouets qui ont enchantés des générations d'enfants passés chez moi.
Alors là, comme une évidence d'un coup, il faut que mes enfants puissent jouer avec ces deux jouets que j'avais acheté il y a si longtemps.
Un coup de nettoyage et l'ourson culbuto à fait son petit effet, il trône d'ailleurs maintenant sur le tapis d'éveil. 

Noêl 2011 j'étais angoissée (par trop de saignement), mais j'étais enceinte....
Noêl 2012 j'étais heureuse avec nos deux enfants dans les bras..
Cela reste pour moi toujours autant incroyable , je me demande encore comment nous avons fait pour arriver jusque là.quand je repense à toutes les difficultés cumulées.


mardi 8 janvier 2013

Mobilisez-vous autour du don d'ovocyte


A Rennes le 19 janvier 2013

Alors les poulettes boostées aux hormones ou pas, les copines, il faut vous bouger, vous mobilisez.
Car les copines qui organisent cette après-midi d'échange et d'information sur le don d'ovocyte, le 19 janvier à Rennes à partir de 14 heures, doivent avoir du monde au rendez-vous.
Car vous savez quoi : "plus on est de fous, plus on rit !!!".

Je vous donne les dernières infos arrivés sur le forum :

"Voici les dernières nouvelles.
Publication dans Ouest France hier
France 3 est intéressé, souhaite interviewer 1 donneuse et 1 receveuse
Publication sur ADEDD (je ne connaissais pas...) http://www.adedd.fr/tag/association-des-enfants-du-don/

Mais il nous faut du monde"

Oui, il faut du monde pour que cela soit parlant, intéressant, motivant, enivrant, dérangeant, palpitant, charmant, déroutant, captivant, affolant, étonnant.
Des receveuses, des donneuses, des maris, des amants, des femmes, des hommes, des gens quoi. 

Degemer mat Roazhon

dimanche 6 janvier 2013

A Rennes - dons d'ovocytes




Rencontres autour du don d'ovocytes à Rennes au mois de janvier
Voir ici pour l'information

Alors les Bretonnes, et les autres rendez-vous le 19 janvier 2013 à Rennes

Allez les bichettes, les poulettes, les pipelettes, les andouillettes, les filles, les femmes, les mères, les en attentes, les donneuses, les receveuses, les hommes aussi (y pas de raison), les amies, les cousines, les copines, les tantes, les grand-mères, les frangines, causez de ça autour de vous, causez de ça entre vous, entre nous.
Hop, hop, hop........

jeudi 3 janvier 2013

Vous parler un peu de moi


"Attachons-nous à reconnaître le caractère si précieux de chaque journée" Le XIV dalaï-lama
Depuis 6 mois je suis maman dans la vraie vie, 6 mois, 6 mois !!!
Et j'en suis totalement ravie, enchantée, heureuse, émerveillée.
En ce matin du premier janvier 2013, je tiens mes enfants dans mes bras.
Je leur parle du soleil qui se lève, du temps qui s'annonce clément aujourd'hui, de l'amour que je leur porte.
Je suis maman.
Cet après-midi, nous sortons sous la pluie.
Je lève les yeux vers le ciel gris et je vois un magnifique arc-en-ciel.
J'ai toujours admiré les arc-en-ciel, mais celui-ci est encore plus beau, car mes enfants sont là.
Ce premier jour de l'année 2013, j'ai vraiment l'impression de commencer un nouveau cycle de vie.
Les angoisses accumulées depuis tant d'année semblent s'éloigner, il serait temps !
Je fais peau neuve, je suis maman. 
Je suis toujours moi, mais aussi une nouvelle femme.
Une mère avec ces deux petits enfants.
Je ressens ça avec force, aujourd'hui, je ne sais pas pourquoi.

J'aimerais remettre des boucles d'oreilles et des colliers.
Une éternité que je n'en mets plus.
La dernière fois c'était peut-être pendant l'été 2011, il faudrait que je vérifie sur les photos.
Au début, pour mieux faire circuler les énergies dans mon corps, oui lorsque l'on est désespérée on fait des trucs bizarres.
C'est un principe feng shui, la circulation des énergies, l'agencement des choses pour permettre cela.
Donc plus de boucles d'oreilles.
Puis le positif du mois de novembre 2011 et les premiers saignement, la futilité des boucles d'oreilles et autres parures féminines (bagues, bracelets, colliers) ne m'intéressent plus du tout.
Puis la grossesse allongée, les boucles d'oreilles pas très pratique, lorsque tu passe tes nuits et tes journées allongée.
Puis la naissance des enfants, leur premiers mois de vie où tu ne vis que pour eux.
Mais depuis quelque temps, je repense à ma boite à bijoux qui est rangé au fond d'un placard depuis tant de temps.
Mais voilà, boucles d'oreilles et bébés de 6 mois, ça risque de coincer surtout pour mes lobes d'oreilles.
Chéri m'a offert un collier en perle de lave de l'Etna, que j'ai mis deux-trois fois depuis Noël.

Mon congé maternité se termine, 6 mois auprès de nos bébés de mon point de vue, c'est vraiment un minimum.
Je commence mon congé parental. 
Je n'ai pas attendu des années ces enfants, pour que quelqu'un d'autre les élèvent.
Je veux passer mon temps avec eux, voir chacun de leur progrès, participer à toutes leurs évolutions.
Je veux les voir grandir, accompagner leur découvertes de la vie au quotidien.
Ironie du sort, une semaine après avoir envoyé ma lettre concernant le congé parental, je recevais un appel pour un poste dans ma branche professionnelle.
Ils avaient gardé mon C.V. depuis mai 2011, là un nouveau dispositif va se mettre en place, ils cherchent à recruter.
Deux ans que je cherchais un poste, et au moment ou je décide de ne pas travailler pendant au moins un an, pour élever mes enfants, voilà que le travail vient à moi.
Évidemment le poste est intéressant, un CDD de 6 mois certes, mais c'est la loi du financement des nouveaux dispositifs. Le poste sera sans doute pérennisé et je n'ai pas peur d'un cdd.
Je suis allée à l'entretien, histoire de garder le contact et de voir si le salaire permettrait de payer la garde de nos petits.

Je passe mes journées avec nos bébés.
La nuit je rêve d'eux.
Parfois je me réveille en pensant qu'un des deux est avec nous dans le lit et je m'inquiète de savoir s'il va bien.
Même si parfois, j'aimerais avoir du temps rien que pour moi, je ne peux me passer d'eux plus de 2 heures.
J'essaye de ne pas les étouffer non plus, je tente d'avoir conscience de ce que je mets en place avec eux.

Je me demande si je ne vais pas mettre un terme à mon addiction au net et aux blogs.
Je ne me retrouve plus trop sur les blogs, 4 ans c'est peut-être le moment de sortir du net.
Je me sens vraiment impuissante et triste face aux douleurs et aux souffrances des femmes qui attendent encore.
J'aimerais apporter encore mon soutien, que toutes trouvent leur chemin, mais je ne sens plus "légitime" pour apporter sereinement mon soutien.
Et puis de nouveaux réseaux se mettent en place, avec de nouvelles femmes qui rentrent dans la danse du désir d'enfant inassouvi, pas facile de suivre tous ces mouvements nouveaux.
Je ressens une scission dans les rapports entre celles qui sont toujours dans l'attente et celles qui ne le sont plus.
Je pense que cela fait parti du processus d'affiliation, créer de fort liens d'appartenance, qui s'estompent une fois que tu sors de la zone "d'attente" pour la zone "avoir", mais je trouve cela dommage.
Car pour moi, une rencontre appréciable, reste appréciable contre vents et marrées que l'on soit sur telle ou telle embarcation.
J'ai besoin de vraie rencontres dans la vraie vie.
Je réfléchis toujours à mettre en place un groupe de soutien dans ma région, mais je manque de temps hors bébés.
Mais j'ai très envie de proposer une grande rencontre conviviale et joyeuse pour le printemps : "les rencontres hystériques", avec toutes les copines du net qui le souhaitent.
J'aimerais surtout que mes deux vieilles copines par l'âge (plus de 42 ans) et par le temps que l'on se côtoient sur le net et dans la vraie vie (4 ans aussi !) voient enfin arriver ce bébé tant attendu. Pour Odile, il est en route et bien en route, pour Mirabelle il est en route aussi, mais avec beaucoup d'inquiétudes quant à sa viabilité. Il y a Lolo aussi pour qui j'aimerais tant que le prochain voyage soit le dernier pour cause de grossesse. J'attends des nouvelles de Nat qui doit bientôt accoucher de ses deux petites filles. Laureline, je pense à toi aussi, j'attends un signe de toi. Fabienne si tu pouvais aussi m'annoncer, un beau voyage pour très bientôt et Ange aussi....... Nana et son prochain TEC. Et puis, Pmatomic et cette envie d'un deuxième bébé peut-être pour cette nouvelle année ? Comme ça, on pourrait faire une belle fête avec pleins de bébés et de ventres ronds.

Je ne suis plus (trop) dans la souffrance de ne pas pouvoir avoir d'autres enfants.
Car j'ai envie de vraiment pouvoir profiter de la vie qui s'annonce devant nous.
Tant de choses à faire, à vivre tous les quatre.
Le truc de dingue, c'est que je me dis encore que peut-être un petit pourrait venir sans prévenir, juste parce
que ses parents (nous) faisons des câlins dans un lit, le truc banal à souhait.
Je ne sais pas d'où je sors cette positivité concernant ma potentielle fertilité (à 42 ans et 12 années d'infertilité derrière moi), mais bon un autre bébé qui arriverait aussi simplement cela serait "extra-ordinaire et pour tout dire inespéré".

Ma thyroïde me fait chier.
Le bilan post problème néphrotique lié à la fin de ma grossesse, dit que tout va bien sauf la thyroïde.
Cela pourrait peut-être expliquer tous les kilos que j'ai perdu.
Je ne sais pas combien exactement, car nous n'avons pas de balance.
Mais mes pantalons sont de bons étalons.
J'ai l'impression d'avoir perdue au moins deux tailles.
Mes seins aussi ont retrouvé leur taille d'avant, avant.
Je continue d'allaiter mes petits, le matin au réveil et dans la journée à la demande. 
Je regrette de ne pas avoir plus de lait pour avoir pu les nourrir exclusivement à mon lait.
Mais je suis très contente de pouvoir encore leur donner de mon lait alors qu'ils ont 6 mois.

J'aimerais toujours pouvoir exposer mes photo.
J'aimerais partir en vacances.
J'aimerais que les humains arrêtent de polluer les océans, les rivières, les lacs.
J'aimerais que tous vos vœux les plus chers puissent se réaliser.

"Notre situation peut-être perçue comme le paradis ou l'enfer : tout dépend de notre perception" Pema Chödrön


mercredi 19 décembre 2012

Le don d'ovocytes



Eh bien, nous ne sommes pas sorties de l'auberge !!!!!
Voilà, nous sommes allés Chéri, Nana, Le monsieur du couple de ses amis qui ont déjà fait 4 fiv et moi, à la conférence des jeudi de la santé organisé par le CHU.

Je ne referais pas de compte rendu, car Nana à très bien fait cela, allez voir sur son blog.
Elle a prit des notes et elle a tout bien retranscrit.

Juste donner mes impression émotionnelles, intellectuelles, militantes.
Le service gynécologie-obstétrique du CHU a mis en place la possibilité du don d'ovocyte depuis cette année 2012. Oui, je dis la possibilité, car la réalisation c'est autre chose.

Ils ont rencontré environs 30 donneuses potentielles, mais seules 5 donneuses ont été retenues.
5 donneuses !!!!
Pour des centaines de couples en attente.
Moyenne d'âge des donneuses 35 ans, donc des taux de réussite d'une grossesse et d'un bébé, plus que réduites. Partage des ovocytes d'une donneuse, entre plusieurs "accueillantes". Donc si échec, tu dois retourner au bout de la liste et attendre qu'une nouvelle potentielle donneuse fasse son apparition. Je crois me souvenir d'un délai de 2 ans d'attente. Pour l'instant pas de moyens supplémentaires, donc les délais pour les fiv ordinaire étant terriblement long dans ce centre, je me demande comment ils vont gérer l'augmentation de leur activité avec le don d'ovocyte. La biologiste répondra à ma question, en disant avec un petit sourire entendu : "la direction du CHU doit nous octroyer des moyens supplémentaires", DOIS donc ce n'est pas fait.  

Nous étions très peu, majorité de "gens" du CHU, une des médecins qui présentait est la femme qui m'a fait la césarienne, l'autre celle qui m'avait fait mon unique ponction blanche !! La biologiste que nous avions rencontré au tout début en 2010 pour les fiv. Heureusement, le médecin Fiv n'est pas là. Mais malheureusement, il arrive un peu avant que cela commence et là comment dire, je ne me sens pas bien, je n'ai pas envie de le voir, il se met juste devant nous, je l'évite du regard car cela remue trop de mauvaises choses. J'ai de mauvaises pensées...
La psychologue qui n'est pas celle que nous avions rencontré pendant le parcours fiv, ni celle que j'ai rencontré pendant mon hospitalisation pour MAP. Ce qu'elle présente, la façon dont elle parle de tout ça me semble très bien, très en phase avec le vécu infertilité-don d'ovocyte. 
Cela donne envie de pleurer, il faut contenir les larmes.
D'avoir entendu la psychologue dire comment elle travaillait avec les couples en demandes de don d'ovocyte, j'ai pris conscience que nous n'avons pas été accompagné à ce niveau là. Nous avons fait notre propre brainstorming, tous les deux, avec aussi les gens autour de nous qui avait envie d'en parler avec nous.

Je ne peux retenir mes larmes lorsque nous visionnons le film sur les 6 jours du développement d'un embryon.
Je pensais terriblement à nos petits qui ont commencés leur vie comme ça, dans une boite de pétri. A tous les petits bébés qui commencent leur vie comme ça, sous la forme de ces cellules qui se divisent. C'était très émouvant pour moi.

Lorsque j'ai demandé comment ils se positionnaient éthiquement, politiquement face à l'hypocrisie du système français face au don d'ovocyte, comparé au don d'ovocyte à l'étranger. Enfin, je n'ai pas dis : "hypocrisie", je sais être politiquement correcte et diplomate lorsqu'il le faut.
Parce que leur discours sur : "nous sommes à la pointe, mais nous conseillons aux couples d'aller à l'étranger, mais à l'étranger quand même, les donneuses sont rémunérées (genre c'est mal)". 
Moi cela me reste en travers de la gorge, envie de les mordre, de les secouer, ils sont quand mêmes acteurs de ce système, force de proposition. Non, "c'est comme ça ma bonne dame", la loi elle dit, le don d'organe c'est comme ça. Comme le dis Nana, lorsque tu donne un rein, ce n'est pas pareil que lorsque tu donne un ovocyte.....
Donc pour résumer, ils "conseillent" aux couples "pressés", "âgés", d'aller à l'étranger. Avec quand même, c'est ce que j'ai ressenti dans leurs propos, des préjugés négatifs sur le don d'ovocyte à l'étranger : "quand même à l'étranger, les donneuses sont rémunérées". Regarder la paille dans l'œil du voisin, pour ne pas voir la poutre que l'on a dans son propre œil.
C'est sûr en France, elles ne sont pas rémunérées, et donc des tas de couples souffrent, attendent, souffrent, attendent, souffrent, parce qu'il n'y a pas assez de donneuses.
Mais eux les médecins pma, ils ne semblent pas militer pour que cela change, cela ne doit pas trop les gêner les poutres dans les yeux !!

Bon j'ai quand même du être secouée par tout ça, car je suis rentrée chez moi sans mon sac à main. Cela ne m'arrive jamais, ce genre de chose. Oublié sur la chaise de la salle de conférence, nous sommes repartis dans l'autre sens, le chu était fermé. Mais Chéri-mon Héros a réussi à récupérer mon sac.

J'ai mis une affiche sur le don d'ovocyte, dans ma pharmacie. Mais je crains que cela soit une goutte d'eau dans la Mère..............on n'est pas sorties de l'auberge.


samedi 15 décembre 2012

Faire dormir nos petits



Le sommeil, ahhh le sommeil qu'elle merveille de la nature...

Avec des petits bébés à un moment tu penses que plus jamais tu ne dormira comme avant...
Et puis si, finalement au bout d'un moment, plus ou moins long, tu retrouve ton sommeil, car tes petits dorment comme des grands, tout seul et longtemps.

Je vais citer, ici la marque des petits matelas que nous avons utilisé pour les premiers mois des bébés.
Car lorsque je cherchais sur le net des informations pratiques d'utilisateurs, je ne trouvais rien.
Je voulais avoir des avis, car vu le prix des matelas (169 euros neuf) et la durée d'utilisation (4 mois maxi), il faut être sure que cela correspondra à nos besoins.
Donc, j'ai acheté (d'occasion, neuf c'était impossible avec nos ressources) deux Cocoonababy de la marque au château rouge (en anglais dans le texte, mais c'est une marque française).
Je voulais que nos bébés dorment le mieux possible et je trouvais que ces petits matelas étaient bien adapté à ce que je recherchais. 
Un petit nid douillet qui enveloppe le bébé, qui surélevé légèrement sa tête et ses jambes.
Les petits ne sont pas à plat dans un grand lit, mais ils s'enfoncent légèrement dans le cocoon. 
Ils se sentent contenus, entourés, bien au chaud dans le creux du nid.
Nos enfants ne faisaient pas de gestes intempestifs avec leurs bras, gestes qui réveillent souvent les bébés.
Ils ont dormis dedans jusqu'à leur 4 mois et demi, j'avais enlevé le boudin qui cale les petits bébés et ils étaient encore très bien dedans. 
J'ai arrêté car sur la notice, ils indiquent jusqu'à 4 mois et moins si le bébé se retourne. Mais ils étaient encore bien dedans.
Je suis satisfaite de cet investissement, car je trouve qu'ils ont bien dormi dans ces petits matelas.
Nos petits ne bougeaient pas dans les cocoons et maintenant qu'ils dorment dans leur lit à plat, ils ne bougent pas non plus.
Ils ont donc dormis dans le même lit, chacun dans son cocoon, puis chacun dans son lit avec le cocoon car ils n'avaient plus le même rythme. Maintenant, ils sont toujours dans la même chambre, chacun dans son lit avec sa turbulette à manches longues pour avoir bien chaud quand le chauffage s'éteint la nuit.
Lorsque nous avons dormis chez des gens avec les bébés, nous emportions les cocoons dans leur sac de transport.
Ceux que j'ai acheté comportent une ceinture, pour attacher le bébé au matelas. 
Nous les avons enlevées très vite, car nos bébés ne bougeaient pas, par contre, ils étaient réveillés par le scratch de la ceinture.
Concernant l'anti effet "tête plate", cela n'a pas été très concluant pour mon fils. Ma fille aucun soucis. Par contre mon fils avait le crane qui partait complétement et beaucoup en biais à l'arrière.Cela a commencé à s'estomper lorsque j'ai changé le cocoon dans lequel il dormait de sens dans le lit, donc il devait tourner la tête dans l'autre sens. Mais cela a vraiment disparu quand il a commencé à vraiment bien tenir sa tête la journée. Je lui faisait des massages, maintenant cela ne se voit plus du tout. 
Ils faut que je revende ces matelas, mais j'ai du mal à me séparer de ces choses qui ont bercés les premiers mois de vie de nos petits....
C'est comme les écharpes de portage, ils ont également beaucoup dormi dedans, les deux premiers mois, bien collé à nous.

Juillet 2012























Au début nos enfants ont aussi beaucoup dormis avec nous dans notre grand lit.
Ma fille avait besoin d'être au plus près de nous, elle a donc passée beaucoup de temps, les deux premier mois, sur le torse de son père.
Je ne sais pas comment il arrivait à dormir avec elle comme ça, mais moi, je n'y arrivais pas.

Juillet 2012


















Nous avons dormis tous les 4 ensembles pendant deux mois, puis lorsque le papa a repris le travail, il dormait tout seul en haut.
J'ai arrêté de dormir avec eux, il y a un mois, maintenant, une semaine après que ma fille ai commencé à faire ses nuits.
Je dormais avec eux, car mes enfants réclamaient le sein la nuit, c'est donc plus simple de prendre le bébé avec soi dans le lit, moins de fatigue pour tout le monde.
Tant que mon fils ne faisait pas ses nuits, j'ai souvent "dormi" avec mes deux enfants à coté de moi, soit les deux l'un à coté de l'autre, soit un à droite et l'autre à gauche.
Comme je l'ai déjà dis dans un précédent message, mon fils fait ses nuits depuis ses 3 mois et demi, tandis que ma fille a commencé à faire ses nuits pour ses 4 mois et demi.
 Même si je n'en pouvais plus de ne pas dormir, je pense avec nostalgie à ces doux moments à trois ou à deux.

Octobre 2012


















Ma fille a beaucoup dormis aussi, dans le hamac depuis toute petite, elle aime quand ça bouge. 
Alors dans le hamac s'est super, car elle est balancée. Mon fils n'aimait pas du tout au début, puis il a appris à aimer. Et maintenant il s'endort lui aussi dans le hamac. C'est pratique car vous pouvez bercer un bébé d'une main, d'un pied, tandis que de l'autre vous tenez le deuxième bébé ou que vous voguez sur le net.

Septembre 2012























Ils sont super cool, pour le sommeil, quand c'est l'heure de dormir, hop au dodo, turbulettes, bisous, lapinou de Nana, étoiles au plafond (la nuit), bisous. La journée c'est lapinou, couverture, bisous et un truc à musique qui tourne au dessus des lits.
Depuis une semaine, ils sont passés à 4 repas par jour, donc plus de dernier biberon vers 21h/22h. Le dernier repas c'est vers 19 heures, donc l'heure d'aller se coucher vient très vite ensuite.
Le soir pendant le dernier change, c'est massage des bébés, ils apprécient beaucoup.

Un matin ensoleillé de décembre 2012


















Ils s'endorment dans la poussette, dans la voiture, sur le tapis d'éveil, dans leur transat, mais surtout ce qui reste quand même le summum, c'est de s'endormir dans les bras de quelqu'un. Surtout avec les papi et mamie qui ne les voient pas souvent et qui garde longtemps les bébés dans leur bras, alors au bout d'un moment, ils finissent par s'endormir dans les bras.

D'ailleurs je vais aller me coucher...........bonnes nuits à tous. Que vos rêves soient doux.




mardi 4 décembre 2012

Mon calme et Ma tempête



Pour vous parler d'eux un peu.

Déjà de grands bébés, 5 mois hier, le 3 décembre.

Mon J1, alias "le bébé du bas", alias "le petit garçon", mon fils Gabriel. 
Dans mon ventre il ne bougeait pas beaucoup, il avait de temps en temps le hoquet. Une fois né, il tétait doucement et lentement, il continue pareil maintenant.
Quand il était plus petit, il n'aimait pas trop qu'on le "gigote". Maintenant, il aime bien quand même faire la fusée.
Il est très souriant comme bébé, cherchant du regard le visage à qui il pourrait sourire. Les trois premier mois, il n'était pas dans cette interaction là.
Il s'est vite installé dans un rythme régulier, téter, faire caca, faire des gazouillis, dormir, téter, faire caca......
Il dort des nuits complétes entre de 10 et 12 heures depuis deux mois déjà !! Il fait des sourires à chacun de ses réveils.
Il a vite compris comment utiliser ses doigts pour les mettre dans sa bouche.
C'est un observateur, il regarde les gens, sa main, ses jouets, sa sœur, ses parents, les arbres.
Depuis quelques jours il prend son pied droit avec sa main droite sur la table à langer.
Il tente de tenir son biberon depuis un bon moment maintenant, il y arrive souvent.
A un moment, il s'est mis à murmurer une petite litanie pour calmer sa sœur quand elle pleure à côté de lui  : "hummmmmmmmhhhhhhhhuuuuuuuuuuuuuuuummmmmmmmmmmmm". Pour calmer sa sœur, pour se calmer lui ????
Il "cause" beaucoup aussi depuis deux mois, il expérimente les sons avec les doigts dans la bouche et sans. Il est très "AAAAAmmmmmeeeeeeuuuuuuuuuhhh", quand sa sœur est plus "Aaaaaaaaarrrrrrrrrrrrreeeeeeeeeuuuuuhhhhhhh".
Il tente de se redresser lorsqu'il est assis.
Il continue a réclamer le sein en journée.
Il sait être tempétueux, surtout lorsque le repas tarde à venir.


Novembre 2012, sieste sur la terrasse























Ma J2, alias "le bébé du haut", alias "la petite fille", ma fille Louise.
Dans mon ventre elle bougeait beaucoup. Les échographies étaient mouvementées avec elle, difficile de fixer une image. Elle appuyait en haut à droite sous mes côtes  j'appuyais dans l'autre sens pour tenter de réduire la douleur. Mon muscle est encore sensible à cet endroit.
Elle tête vite et fort, et c'est toujours pareil maintenant.
Elle a très vite été en interaction avec nous, d'ailleurs elle est ACTIONS !
Elle est très tonique, elle poussait sur ses jambes alors qu'elle était toute petite. Elle adorait être "secouée" dans nos bras, danser avec elle, faire la fusée, plus ça bouge plus elle aime. A un mois et demi son père l'a faissait glisser à toute vitesse sur la table du salon pour sa plus grande joie. Elle gigote dans tous les sens, les bras, les jambes, elle se tourne.
Elle a beaucoup dormi sur le torse de son père les deux premiers mois, puis dans mon lit auprès de moi pour téter souvent la nuit.
Elle dort des nuits complètes -ENFIN- depuis deux semaines, 10/12 heures comme son frère. Mais il y a quand même des nuits comme avant, elle cris ou se réveille carrément à différents moments de la nuit.
Elle dort mieux la nuit depuis qu'elle s'est mise à refuser le sein en journée.
Longtemps elle s'est réveillée en "chouinant", moins maintenant qu'elle dort mieux. Ce matin d'ailleurs, elle s'est réveillée en gazouillant.
Elle "râle" souvent soit parce qu'il n'y a pas assez d'actions, soit parce qu'elle "chouine" pour "chouiner" (non ne faite il y a toujours une raison, mais les parents des fois, ils ne trouvent pas la raison).
Ma fille retire en trois secondes les chaussettes et surtout les chaussons, que vous venez de passer trois minutes à lui mettre. 
Elle sait être calme, lorsqu'elle va bientôt s'endormir ou qu'elle joue avec ses bidules au dessus du transat, ou  quand elle est calme dans nos bras pour une séance câlins.

Novembre 2012, chacun ses lunettes roses, données à la maternité























Ils aiment beaucoup lorsqu'on leur chante des chansons, lorsque l'on fait les clowns, les marionnettes, les balades en voitures, en poussettes. 
Au début, ils râlaient lorsque la voiture s'arrêtait au stop ou au feu rouge.
Ils ont très tôt compris que la pose du bavoir autour de leur cou voulait dire : "manger".
Ils ont vite compris que s'allonger sur la table à langer ce n'est pas pareil que s'allonger pour dormir, ou sur le tapis d'éveil. Lorsque vous les mettez sur la table à langer, ils se calment, retrouvent leur sourire, ils aiment beaucoup ne plus avoir de couche.
Ils aiment faire la sieste dehors, s'endormir en écoutant le vent dans les arbres, regarder les  branches bouger. 
Attraper leur jouets tout doux sur le tapis d'éveil
Depuis trois semaines ils mangent sans problème à la petite cuillère, de la compote (pommes, pommes/myrtilles, pommes/pruneaux, pommes/bananes, carottes).
Ils aiment toujours s'endormir sur les gens.
Ils ont les ongles qui poussent plus vite que je ne peux les couper.
Ils se font donc régulièrement de belles estafilades sur le nez, les joues, les paupières, etc..
Ils se sont découvert l'un l'autre, il y a deux mois. Ils se regardent, se font de longs discours, ils se prennent les mains, les oreilles, les bavoirs.
Ils tètent les seins de leur mère, tous les matins au réveil, puis dans le journée pour mon fils, ma fille ne veut plus téter la journée.
Les gouters se prennent dans les chaises hautes depuis trois semaines aussi.
Ils ne dorment plus dans leur cocoon depuis mi-novembre.
Ils sont très demandeurs de relations, de contacts avec les grands qui les entourent.
Là ils viennent de s'endormir tous les deux sur le tapis d'éveil.




jeudi 29 novembre 2012

Vivre en tribu


Bon les mathématiques et moi, cela n'a jamais été le grand amour, j'aurai bien aimé, mais eux non pas acceptés.
 
Dans les configuration "classique" une grossesse= un bébé =quatre bras (si nous ne sommes pas dans la configuration d'un seul parent vivant avec le bébé), pour s'occuper du bébé.
Dans la configuration "jumeaux et plus (je n'ose même pas imaginer à partir de 3 bébés pourtant il y en a qui le vivent)", donc pour nous cela a donné, une grossesse= deux bébés = quatre bras (soit deux paires, vous suivez parce que des fois je dis "bras" et des fois je dis "paires de bras", alors même moi, je m'embrouille) pour s'occuper des bébés. Enfin au tout début, il y avait aussi les bras des sages-femmes de l'hopital, puis ceux de ma copine Véro la première semaine après notre sortie.

L'équation un bébé= deux paires de bras, n'augmente pas avec l'augmentation du nombre de bébé (2bébés=4quatres paires de bras maternant ???).
J'ai du vraiment louper un truc en cour de math.

Je reprends :

Un bébé = deux paires de bras maternants (qui peuvent être ceux de la mère, du père, ou tout autre personne maternante).
Deux bébés = deux paires de bras maternants (si comme beaucoup de monde vous vivez en couple restreint au papa et à la maman). 
Mince cela n'augmente toujours pas ! Y un truc qui cloche.

Deux bébés et un papa qui travaille = une seule paire de bras maternants. 
Alors là c'est carrément le bazar dans mes calculs, parce que deux bébés et une seule paire de bras maternants, il faut sacrément avoir le sens du jonglage pour tenir le challenge. 
Mais j'aime les challenges surtout de cette nature !! J'aime bien aussi le jonglage. 
Le but étant que les petits soient le mieux possible. 
Alors tu développes des compétences ignorées jusqu'à lors avec d'autres parties de ton corps. Comme tenir un biberon entre ton menton et ton cou alors qu'il est dans la bouche du bébé1, pendant que tu redresse bébé2 avec tes mains libre, ou tu utilise tes pieds pour balancer le transat de bébé2, pendant que tu porte bébé1. Tu ouvres une bouteille d'eau de source pour faire le biberon, parce que tu n'as pas pensé à l'ouvrir avant que les bébés aient faim (ensuite tu l'ouvrira avant), en bloquant la bouteille entre tes jambes et en utilisant ta main gauche, parce que de la droite tu tiens fermement un bébé hurlant de faim.

Alors quand les grands-parents sont venus passer du temps à la maison pour la première fois, c'était au mois d'aout (cela me parait tellement loin). D'un coup, vous vous trouvez avec deux bras ballants (quatre si on compte ceux du papa), car vous venez de poser le premier bébé dans les bras de son papi et le deuxième bébé dans les bras de sa mamie. Cela m'a fait tout drôle sur le moment de retrouver mes bras pour faire autre chose que de porter, câliner, endormir, alimenter, promener mes bébés.

Pendant les dernières vacances scolaires, mes deux soeurs, et mes trois "petits neveux" sont venus en vacances à la maison.
Ma grande Mathilde de 12 ans, Mon Arthur de 9 ans et Mon petit Ronan de 5 ans.
Je me disais : "toutes ces paires de bras, cela va me soulager un peu, je vais pouvoir faire des trucs super intéressants comme passer l'aspirateur, me brosser les cheveux, ranger les tous petits habits de 2 et 3 mois qui trainent dans la chambre, sortir les grands habits de 6 mois, essayer mes pantalons pour trouver quelque chose que je puisse porter sans le perdre, arroser mes plantes, etc....."
6 paires de bras, 7 avec le papa, 8 avec l'arrivée de Véro le vendredi....















Vivre en tribu c'est dingue comment cela change la vie.
Les enfants peuvent s'occuper des bébés, les tatas peuvent s'occuper des bébés, les papis et les mamies peuvent s'occuper des bébés.
Ou alors autre option, tu t'occupe de tes bébés avec l'aide de certains bras aimants disponibles et les tatas te font à manger, les mamies te font le ménage, les papis font le jardinage, les enfants chantent des chansons à tes bébés, les enfants donnent le biberons aux bébés, les enfants jouent avec les bébés.

Je le savais qu'ils seraient capable de les porter, de leur donner le biberon, de jouer avec eux, de les câliner, de les sortir du lit, de ramasser le jouet tombé du transat, j'avais hâte qu'ils puissent partager tous ces moments.
C'est pratique les grands enfants pour s'occuper des petits bébés !!
C'est le principe des tribus, les plus grands s'occupent des plus petits, cela descend en cascade d'une génération à l'autre.


















Donc tout le monde a porté, câliné, alimenté les bébés.
Sauf que tout ce monde, qui répond au quart de tour aux demandes des bébés cela donne des bébés dont le niveau d'exigences réactionnelle-maternelle qui augmente. Mais une fois que la troupe est partie, et que maman se retrouve toute seule, il faut que les bébés réapprennent à patienter. Ils réapprennent vite, ils sont formidables ces bébés ! C'est quand qu'ils reviennent les cousins ??






















jeudi 22 novembre 2012

Etre mère



Avoir des enfants, Être mère.






















Avant, dans mes périodes sombres, avant d'être mère, avant d'être enceinte, quand j'étais dans mes phases "d'aigritude-car non mère", et confrontée à l'infertilité, je me disais parfois : "elles exagèrent les filles qui ont déjà des enfants et qui pleurnichent de ne pas en avoir d'autre".
Qui "pleurnichent" c'est très péjoratifs dans ma bouche, voir méchant. Elles ont bien le droit de pleurnicher sur ce manque d'un autre enfant.

Maintenant que j'ai des enfants, j'aimerais en avoir d'autres, ou en avoir eu d'autres !!!
Oui, vous avez bien lu, j'aimerais en avoir d'autres, pas que mes petits de 5 mois ne me "conviennent" pas. Au contraire, je les adore, je peux difficilement rester loin d'eux plus de 2 heures. Je suis comblée.

Je ne pleurniche pas sur mon sort qui est très heureux, mais mon cœur se serre parfois, quand je pense au temps d'avant, tout ce temps sans enfant, alors que je voulais vivre ça depuis si longtemps.
Je savais depuis des années, voir ici par exemple, que je voulais être mère, que je savais être mère, que je pouvais être mère.
Maintenant que je le suis, je constate, "que oui, j'aime ça être mère", je me sens à ma place, bien dans mon rôle.





















Si je l'avais été depuis si longtemps, j'aurais donc "pleins" d'enfants.
Je ne sais pas combien, mais je sens bien dans moi, que si j'étais plus jeune, je serai de nouveau enceinte pour donner un petit frère ou une petite sœur à mes deux bébés d'amour.
Mais là mon coeur se serre, car je pense que je n'aurai pas d'autre enfant et je trouve ça triste.
Tout ce temps "perdu", sans pouvoir faire et avoir des enfants, cela me fait mal au coeur.
Je regrette mes 20 ans, mes 30 ans, mes 40 ans sans enfants.


Je me demande encore comment j'ai pu vivre aussi longtemps sans enfant.

Aujourd'hui je suis l'heureuse maman de DEUX bébés d'amour de bientôt 5 mois. 
Je considère, qu'à mon âge, j'ai vraiment beaucoup de chance d'avoir mis au monde deux bébés pour une seule grossesse.






















Je suis terriblement émue par leur présence dans ma vie.
Et je sais maintenant que des enfants j'en aurais eu plusieurs, si je n'avais pas été infertile. 
Je me prends, parfois à rêver d'une nouvelle grossesse -idyllique, sereine, sans soucis aucun-, pour voir arriver dans notre vie encore d'autres bébés.
Mais je suis trop "vieille", il est trop tard, je ne peux pas, je ne peux plus me lancer dans les démarches qu'exigent l'infertilité pour pouvoir voir pousser un nouveau bébé dans mon ventre. 


















C'est dingue ce truc, comme un besoin, une drogue. 
D'être mère et d'avoir des enfants encore.

Vous pouvez maintenant, me traiter de "pleurnicheuse". 

P.S. : hier j'ai rendu MON tire-lait, que je n'utilisais plus depuis 2 mois bien que je poursuive l'allaitement.
J'ai eu du mal à le voir partir, un des attributs de ma maternité. 
Je l'aimais beaucoup mon tire-lait à double pompage.
Je suis complétement neu-neu, hein !!
J'ai quand même gardé les ustensiles qui allaient avec.
Vous pouvez vous moquer..............mais je n'ai pas pleuré.