Thés BAMP !

lundi 30 juillet 2012

Descendre du tapis volant


Alors oui, j'étais sur un tapis volant, c'est du moins l'impression que j'avais après la naissance de nos enfants.
Déjà la piqure de dérivé de morphine pour atténuer les douleurs du à l'intensification des contractions m'avait plongé dans un état de perception : "différent".
Je sentais mon corps se contracter, mais je n'avais plus mal et ça après 5 mois à souffrir des douleurs de la grossesse, c'est que du bon.
Puis est venue la césarienne, imprévue, rapide, sans douleur ni angoisses.
L'anesthésie du bas de mon corps aidant, je me sentais particulièrement bien.
En salle de réveil, je me disais que je n'allais plus avoir de  contraction, je sentais mon ventre vide mais cela me soulageais. Et puis, je pensais aussi que mes jambes allaient dégonfler et ça me faisait planer...

Nos enfants étaient nés en bonne santé.

De retour dans la chambre, j'avais une sacré pêche, des tuyaux un peu partout, mais pas mal du tout.....
J'étais euphorique, pleine d'énergie pour veiller toute la nuit sur nos petits.
Ce tapis volant sur lequel je me trouvais m'a porté jusqu'au lendemain soir.

Puis j'en suis tombé.
J'avais 9 agrafes sur le haut du pubis couvert par un gros pansement, mais je n'avais pas trop mal à ça.
Par contre mes jambes n'ont pas dégonflées de suite, et surtout je me suis retrouvée avec de l'eau de chaque côté du ventre. Je ne pouvais plus rester sur le dos, ni me mettre sur le côté droit, ni sur le gauche.
Je ne m'étais toujours pas levée, d'ailleurs je n'en voyais pas l'utilité, ni la possibilité.

Pourtant, il faudrait se lever à un moment.

Lorsque les dames sont venues pour me lever, cela s'est terminé par un bain de sang au pied du lit et retour à la position allongée sans avoir fait un pas.
Lorsque le lendemain, ou plus tard, je ne me souviens plus trop, ils ont voulus recommencer ça.
"Il faut vous laver M'dame", moi je m'en foutais de me laver. Je ne voulais pas que l'on me touche, que l'on me laisse dans mon lit.
Faire pipi dans son lit avec un bassin, c'est pas glamour, c'est toujours mieux que dans un tuyau.
J'avais mal de façon intense et diffuse dans toute cette eau qui se glissait de mes pieds vers mon ventre.
Pourtant elle est venu la dame qui voulait ma laver et donc me lever.
Lorsque j'ai mis mes pieds sous mon corps et que j'ai senti tout mes organes qui descendaient vers je ne sais où. Je me suis sentie vraiment mal.
Et pourtant, il fallait marcher, mais là d'un coup je ne savais plus, je ne pouvais plus marcher. 
Mon centre de gravité était parti, je ne sais où, mes organes à l'intérieur de mon corps se baladaient je ne sais où, je n'arrivais plus a respirer car mes muscles étaient eux aussi partis de mon corps.
Je n'étais plus moi, ni celle qui avait mis 8 mois à se transformer pour fabriquer des bébés, ni celle que je connaissais depuis 42 ans.
Aller jusqu'à la douche a été une vrai épreuve physiquement et psychologiquement. 
J'avais mal au corps et à l'âme.
Je me suis fait laver par une dame.
Lorsque, enfin, je me suis retrouvé dans mon lit, je me sentais vraiment mal.
Plus envie de donner le sein à mes petits, impression que jamais je ne redeviendrais autonome, comme avant........
Le pansement a finalement été enlevé, je ne sais plus trop quand.
Je regardais ces agrafes, comme des bagues aux dents des enfants.
"Votre cicatrice est superbe".
Un beau sourire sur le haut de mon pubis, une fois les poils repoussés elle ne se verra plus.
Puis l'eau à force de massages drainant réalisé par chéri, à fini par quitter mes pieds, mes jambes, le haut de mes cuisses et autour de mon ventre. 
Je pouvais me lever (pas trop quand même, car la sensation des organes qui tombent était assez angoissante), sans avoir l'impression de faire floque, floque, floque à chaque pas. 
J'avançais à petits pas incertains, manque d'équilibre, plus de muscles pour tenir mon dos et pour bien respirer. 

J'ai perdu 25 à 30 kilos en une semaine, peut-être plus ??
Moi qui a toujours été bien en chair, me voilà toute en peau et os.
Une nouvelle transformation trop rapide, 8 mois pour grossir (j'ai presque atteint les 90 kilos) et quelques jours pour se vider, trop se vider.
Plus d'eau, plus de muscles, plus de bébés...............
Mon plexus solaire n'a jamais été aussi saillant, mes bras comme des ficelles, mon dos qui ne m'a pas fait souffrir pendant la grossesse ne me portais plus, voutée comme une mamie.
J'ai fini par me lever un peu plus, par marcher un peu.. Mais j'étais épuisée.
Je me disais que jamais je n'allais retrouver mon corps, pourtant de jour en jour, je voyais des progrès petits mais là.

En rentrant chez moi, je me suis vu dans la glace, les os de mon visage juste sous ma peau.
La difficulté à respirer car plus d'abdominaux pour tenir tout ça. 
Je mange pour tenter de reprendre des forces.

La semaine dernière je suis allée chez l'ostéopathe pour remettre un peu d'ordre dans mes os, mes muscles viendront plus tard. Nous avons fait deux balades dehors avec les petits, j'avance doucement mais c'est mieux que rien.
Je n'ai pas de balance pour voir où j'en suis. Mais je serais curieuse de voir ce que dis mon poids.
J'avais commandé des haut pour allaiter, mais je me suis imaginée plus grosse que je ne suis, je nage littéralement dans ces vêtements et dans tous mes autres vêtements aussi.

Mais sinon c'est MERVEILLEUX d'ETRE MAMAN
















J'aurais espérer être une maman en pleine forme, en pleine possession de tout ces moyens pour assurer du tonnerre de feu. Mais je progresse, je progresse dans la reprise en main de mon corps.






















samedi 21 juillet 2012

Accoucher, comment nous avons fait



C'était le 3 juillet dernier.


Une semaine avant nous étions aux urgences car je n'en pouvais plus et je pensais ne jamais pouvoir aller plus  loin. 
Trop de douleurs, ne plus dormir la nuit, ni le jour, ne plus pouvoir bouger mes jambes tellement gonflées d'eau des doigt de pied à la hanche, ne plus manger car rien ne passe et ne même plus  pouvoir boire de l'eau. Un truc à devenir maboule.
Mais aux urgences tout va bien pour nos petits, "c'est normal Madame, c'est une grossesse gémellaire. Rentrez chez vous et rendez-vous mercredi de la semaine prochaine."

OK, ok, ok on l'a voulu on doit en chier...........

Le dimanche, il fait beau enfin...... je décide malgré toutes les difficultés d'aller voir la mer, depuis le temps que je veux faire ça. La mer est basse, il faut marcher longtemps, j'ai mal mais je me dis que marcher dans l'eau peut me faire du bien. Nous arrivons doucement au bord de l'eau, je marche enfin dans l'eau, je me dis aussi que si cela peut permettre à mon col (ouvert à 1) de continuer sa progression. Remonter sera plus dur, le chemin est longtemps et  je suis épuisée.

Lundi soir, je dis à Chéri que je ne peux plus attendre, le rendez-vous de mercredi me semble impossible à atteindre. Des nuits à se tordre de douleurs, sans manger, ni boire cela vient à bout de ma détermination à patienter pour eux. Je me dis que dans l'état dans lequel je me trouve, je ne pourrais jamais accoucher.

Mardi matin du 3 juillet nous voilà aux urgences, j'ai des contractions, comme depuis 4 mois, mais je ne gère plus trop, par manque de sommeil, de nourriture.
Monitoring pour les bébés, R.A.S., moi je me tord de douleur, les docs me demandent ce que je veux. 
Je veux ne plus avoir mal et voir mes bébés en bonne santé.
Mon col est effacé, mais toujours ouvert à 1. 
Il nous avait pourtant fait de belles frayeurs les mois précédent et voilà que maintenant qu'il faut y aller, il prend son temps.

Fin de matinée, décision est prise de faire maturer mon col, avec un tampon de prostaglandine. Je me dis ça-y ma fille tu es lancée, tu vas sans doute en chier pendant un bon moment mais cela semble être le principe de l'accouchement, mais nous y sommes. 
Ce fameux tampon, tant de fois entendu chez les autres, n'est en fait qu'un bout de ficelle élastique avec un peu de produit au bout. 

L'introduction est douloureuse, mais c'est une douleur temporaire.

L'attente commence, Chéri fini par repartir pour pouvoir revenir plus tard avec du ravitaillement. Nous nous attendons à de longues heures de souffrances, mais nous sentons aussi que nous nous n'avons jamais été aussi proche du but.

Je tente de dormir, je ballonne pour tenter d'amadouer les contractions et mon col.

Puis tout deviens ENCORE, plus intense.
Il faut de nouveau monitorer les bébés, je ne tiens aucune position sur ce lit avec les capteurs. Je pensais avoir déjà connu le maximum de la douleur, mais non on peut aller encore plus loin. 
Je me demande ce que va être la suite dans ces conditions, je pense à la péridurale qui doit venir apaiser tout ça, mais il faut que mon col progresse, qu'il s'ouvre. Mais il reste désespérément à 1.
Je me sens vraiment mal, ils  décident de me faire une piqure de dérivé de morphine, je suis Ok, du moment que j'ai moins mal.

Les contractions que je vis maintenant depuis des mois, deviennent de plus en plus intense et proche. Moi qui avait jusqu'à présent de hautes et longues contractions, je vois le monitoring qui fait des piques de plus en plus proches.

Puis d'un coup je passe dans une autre dimension, je n'ai plus mal, je ressens des vagues intenses dans mon corps, mais je n'ai plus mal. C'est super, extra, formidable. Je peux me reposer un peu.
J'entends les coeurs de mes bébés, je ressens  les vagues dans mon corps, je n'ai plus mal.

Puis j'entends un rythme cardiaque qui se ralenti, je me dis que ce n'est pas bien, qu'il faut que je le dise aux sages-femmes, mais je suis dans coma morphinique et je ne peux pas bouger.
D'un coup, 5 ou 6 personnes sont dans la chambre.
"Nous allons appeler votre mari", heu on n'est pas marié.

"On enlève vos vêtements, on vous met une perfusion sur le dos de la main, on vous rase la founette, mais juste sur le dessus. Nous allons vous faire une césarienne, car le cœur d'un des bébés s'est ralenti."
Oui j'ai entendu, je voulais vous le dire, mais on me bassine depuis des mois avec un accouchement par voie basse, alors là vous êtes sur pour la césarienne. Moi je suis trop dans les vapes pour avoir des exigences, juste accoucher et des beaux bébés en bonne santé.
"Emmenez-là au bloc", deux "gros" bonhommes me transbahutent du lit sur un chariot roulant. Heu j'aurais peut-être pu marcher. Mais là non, il font vite et bien ils maitrisent leur procédure. Je suis vraiment dans les vapes.
Au bloc, ils sont combien là-dedans ? Deux, voir trois qui me tiennent, pendant qu'une autre cherche le bon point pour me faire le rachi, oui sauf qu'elle me chatouille grave. "Il ne faut pas bouger Madame, regardez devant, baissez les épaules", ça sent la pizza là non ??? Je ne bouge pas moi, vous pouvez faire de moi ce que vous voulez.
Rien sentie, hors mis les chatouilles, me voilà allongée, "vous sentez là ?" Oui. "Et là ?" Oui. "Et là ?" Non.
Je sens une odeur de pizza, je le dis aux visages qui sont au dessus de moi.
"Votre fils est né, Madame."
Ah bon mais vous ne m'avez pas encore ouvert le ventre !
"Il y a beaucoup d'eau," oui on nous avais dis ça pour notre fille.
"Mais pour votre fil aussi, on va rompre la poche des eaux pour votre fille."
Platche, plouf, mais ils vont devoir m'ouvrir jusqu'en haut pour aller la chercher ma fille, qui est blottie sous mes côtes. Je me vois avec le ventre ouvert du haut jusqu'en bas.
"Vous voyez votre fille Madame".
Je vois une masse blanche qui fait des bulles loin au dessus des mes yeux de myope. C'est ma bébé, j'ai réussi à faire ça moi, un bébé, une césarienne......
"Bon on compte les compresses," j'ai mal à la nuque, pourquoi j'ai mal à la nuque. Il est où le papa, je ne le vois pas ?? "Il est avec vos enfants....."

Gabriel est né à 18 h 26, il pesait 2 kg 490 et Louise à 18 h 28, pour 2 Kg 270.

30 minutes environs entre le cœur qui se ralenti et la naissance de nos petits.

Notre accouchement a donc été la chose la plus rapide et surtout la moins douloureuse de cette grossesse.
Je n'ai rien senti, pas eut le temps de m'angoisser, ni de souffrir.
Pendant les heures qui ont suivi, j'étais en salle de réveil, pendant que le Papa était avec nos petits.
Petits qui n'ont eut besoin de rien, sauf d'un berceau avec matelas chauffant pour ne pas trop perdre de température. 
Moi, je me sentais en super forme, comme sur un tapis volant, je me disais que nos bébés étaient enfin là, en bonne santé, que je n'allais plus avoir mal, que mes jambes allaient dégonfler.

Mon voyage de mère sur son tapis volant a duré, toute la nuit et la journée du lendemain. La drogue ça fait son effet, mal nul part, pas dormis de la nuit, mais tout allait bien. 
Mes petits au sein, ma fille qui pleine d'énergie s'y prends très bien, mon fils plus calme fini par y arriver.
Des larmes beaucoup de larmes, d'émotions, trop d'émotions, je pense au chemin, aux épreuves, à vous qui attendez encore, à moi qui était dans cette attente il n'y a pas si longtemps que ça.................... C'est encore incroyable pour moi, pourtant ils sont bien là..................

 Louise






















Gabriel























La suite du séjour à la maternité fera l'objet d'un autre message.
Ou comment après avoir cru avoir retrouvé mon corps, je l'ai de nouveau perdu.



vendredi 13 juillet 2012

Nos petits


Louise et Gabriel sont nés le 3 juillet 2012.
Gabriel à 18 h 26, Louise à 18 h 28.
La maman et les petits sont rentrés à la maison mercredi 11 juillet.



















Le papa dit qu'ils sont magnifiques et plus encore...............sublimes.

vendredi 29 juin 2012

Parler du don d'ovocyte



Le 3 juillet l'agence de biomédecine et un site internet féminin organisent une journée d'échange sur le don d'ovocyte.
Vous pouvez  participer, témoigner, vous informer.
Allez voir sur le site, pour vous inscrire si vous voulez participer.


http://www.dondovocytes.fr/

jeudi 28 juin 2012

Tiens si on allait "dormir" aux urgences


Mardi fin de journée, j'ai très mal au ventre, à l'estomac plus particulièrement, une nouvelle douleur. 
Je mange un peu, des vermicelles au bouillon histoire de restée légère, mais le mal augmente.
Mais le mal, je connais, alors un peu plus ou un peu moins.
Par dessus ça des contractions, très fortes et très proches les unes des autres, je ne tiens aucune positions, mais ça aussi je connais !!!
Mais quand même vers 22 heures on se dit que là c'est différent de d'habitude, plus de douleurs, plus intenses et très nombreuses. On hésite.
Nous décidons de partir aux urgences, en se disant que c'est peut-être le début de l'arrivée de nos petits.
On est content, même si je me tord de douleur dans la voiture.
Aux urgences gynécologiques, on nous place dans une salle de naissance, les sages-femmes prennent en charge la situation.
Moi je tente de gérer les contractions sur le lit super inconfortable, pendant le monitoring.
Je ne tiens pas, j'ai envie de faire valser le monitoring interminable, car les bébés bougent beaucoup et moi aussi.
La sage-femme me fait le fameux touché vaginal, pour évaluer l'état du col.
Sauf qu'avec un col très haut placé et très postérieur, c'est carrément une séance de torture, mais bon on n'a rien sans rien. 
En plus je ne peux pas bien me mettre à cause de mes pattes d'éléphant, qui ne peuvent plus se plier, c'est hard, je pensais avoir été au plus loin de la douleur, mais non il y a pire...............
Mon col est très loin à l'intérieur de mon corps, court et ouvert à 1 doigt.
Évidemment je saigne, cela faisait longtemps..................
Donc on attend tant bien que mal, plusieurs séances de torture pendant la nuit pour voir s'il se modifie.
4, 5 je ne sais plus, mais il reste toujours à 1. 
Ahhhhrrrrrrggggg c'est quand qu'on avance ???
Séance je me détend sur un ballon, c'est bien ça, je ne l'avais jamais fait.
La sage-femme voulait nous proposer la baignoire pour me soulager, mais elles sont occupées.
Vers 4 heures du matin, après une petite accalmie qui nous a permis de dormir un peu, les contractions reviennent en force.
Nouvelle séance de monitoring de plus d'une heure et demi, car les petits bougent, bougent, bougent.
La sage-femme dit qu'elle ne peut rien faire pour me soulager, tant qu'elle n'a pas enregistrée sur X temps les petits. Elle parle de dérivé de morphine, moi je voudrais juste que mon col s'ouvre, s'ouvre, s'ouvre. 
Mais non toujours à 1.
Chéri est ko sur son fauteuil, moi dans ce lit si inconfortable.
Mes jambes me font super mal, je me dis que s'y j'accouche elles redeviendrons normales.
Mais avec un col ouvert à 1 doigt on n'accouche pas.
Chéri part vers 8 h 30, moi j'arrive à "dormir" un peu.
Vers 10 h 30 l'interne vient pour faire une écho (voir s'il y a assez de liquide, si le cordon ombilical fait bien son travail et si JA a toujours la tête en bas) et me dire ce qu'ils ont décidé pour nous.
On annule le rendez-vous de ce jeudi à l'hôpital de jour, nouveau rendez-vous mercredi de la semaine prochaine. Ils comptent sur un accouchement par voie basse.
Si rien ne se passe avant mercredi prochain, ils déclencherons l'accouchement, nous serons alors à 38 semaine !!!!!
Chéri vient me chercher, j'ai l'impression qu'un rouleau compresseur m'est passé sur le corps.
Je sais que je viens de vivre une petite répétition pour le grand jour de l'accouchement.
Je sais que j'aurais encore plus mal, mais cet fois nos petits sortirons enfin de mon ventre.

mardi 26 juin 2012

Incroyable !!



Demain nous finissons le 8ème mois, HUIT MOIS de grossesse, c'est tout bonnement incroyable mais c'est pourtant notre belle réalité, 8 mois de vie intra-utérine pour nos petits. Nous qui avons eu si peur de ne pas y arriver, nous y sommes. Après avoir saigné pendant les trois premier mois, puis hospitalisée pendant 2 mois pour une menace d'accouchement prématuré, voilà que nous atteignons la 37ème semaine. Incroyable !!!

Depuis samedi, il y a une poussette double dans notre salon, deux lits d'enfants dans notre chambre. Incroyable, mais bien réel.

J'ai aussi incroyablement mal aux jambes et au ventre, de telles douleurs physique je n'ai jamais connu. Je m'inquiète des effets de mes œdèmes et de mon ventre si dur, sur la  santé des petits. J'ai très envie d'accoucher pour rencontrer nos petits et pour arrêter de souffrir. Je les sens bouger et mon ventre a encore changé de forme et de volume.

J'ai hâte de commencer une incroyable nouvelle vie, une vie à quatre.

vendredi 22 juin 2012

Accoucher comment ça se passe



Cette semaine mon corps m'a laissé deux soirs, la possibilité de regarder la télévision, dans des conditions difficiles mais quand même.
Histoire de voir autre chose que les murs de ma chambre et le ciel par la  fenêtre.
Je suis tombé par hasard sur deux reportages qui parlaient des maternités.
D'habitude je n'aime pas regarder ce genre de truc un peu gore, car oui c'est quand même gore un accouchement.
Mais là j'avais besoin de voir, pour savoir ce qui nous attend.
Césarienne programmée, césarienne en urgence, naissance par voie basse après des heures de travail ou très rapidement. Naissance de gros bébés, de petits bébés, etc..........
Bon je pleure à chaque bébé qui nait, ça promet pour les nôtres.......

Hier nous étions à l'hôpital pour la visite de suivi, j'étais décidé à ce qu'ils me gardent et à accoucher, surtout après la nuit terrible que je venais de passer. 
Mais non, 36 semaines c'est bien, on laisse faire la nature, votre col est encore fermé, très court mais fermé m'a dit la sage-femme en m'auscultant avec ces doigts à l'intérieur de mon vagin. C'était la première fois (depuis que je suis enceinte) que l'on m'auscultait le col avec autre chose qu'une sonde endo-vaginal. Je ne recommande pas, nouvelles douleurs, surtout avec un col postérieur et très haut........... mais je savais que cela faisait mal après avoir regardé, les reportages, puisqu'il semble que les sages-femmes viennent vérifier toutes les heures où en ai votre col pendant le travail lors de l'accouchement.

" Je sens la tête de votre bébé qui est posée sur votre col", m'a dit la sage-femme hier. Si vous pouviez faire quelque chose pour le faire sortir, j'en serais ravie. Mais non elle ne veut pas. Je suis toujours autant étonné que l'on me dise ce genre de chose, "votre bébé", je n'en reviens toujours pas !!

Puis écho pour évaluer le poids des petits, donc notre Petit à la tête posée sur mon col, proche de mon bassin ou déjà dedans je ne sais plus. Mesure du périmètre crânien difficile de ce fait. Mais 2 kg 500 environ. 
Pour notre Petite, mesures difficiles là aussi, car la miss bougeait dans tous les sens =2kg 400 environ.

Je connais depuis une semaine les "joies" des jambes transformées en pattes d'éléphant, c'est hyper douloureux, du pied jusqu'à l'aine. Je ne marchais pas vite depuis mon très gros ventre, mais là c'est carrément une torture que de marcher, d'être allongée aussi. De plus je découvre les nausées intenses et ça c'est pas terrible non plus.  Avoir la sensation toute la journée que vous allez vomir ce n'est vraiment pas bien. Mais à l'hôpital, ils disent qu'il n'y à rien à faire que cela fait parti des fin de grossesse. J'en viendrais presque à préférer les contractions, qui viennent et repartent, me laissant quelques instants de répit, parfois.

Bref j'attends la délivrance avec impatience, ne sachant toujours pas sous quelle forme je vais accoucher. Prochaine visite la semaine prochaine. Je ne suis que plaintes et gémissements (ce qui n'est pas mon genre d'habitude), mais là c'est vraiment difficile. Toutes les femmes n'ont pas la chance d'avoir une grossesse idyllique.



lundi 18 juin 2012

Accoucher, je veux !!!



Ce jeudi nous aurons atteint la 36ème semaine, pour commencer la 37ème !!! 
Fin mars, le mois de juin semblait tellement loin et inaccessible !!
Pourtant aujourd'hui, nous y sommes, en piteuse état pour moi, mais nous y sommes !!
Je ne dors plus la nuit, cherchant une position introuvable pour mon ventre.
Comme si j'avais un sac de ciment tout dur dans le ventre, des contractions bien hautes et très douloureuses sous les côtes qui ne se soulagent dans aucune position, juste attendre quelles passent toutes seules, selon un temps variable.
Le jour et la nuit mon ventre est dur, dur, dur, je peux compter sur mes doigts les moments où il devient plus souple.
 J'ai également très mal aux jambes, même avec les bas de contention qui semblent avoir rétrécis !  
Je pense que ce sont mes jambes qui commencent doucement à gonfler. Bon j'ai mal aux bras aussi !!
Me lever, être assisse, couchée, debout, me laver, m'essuyer, m'habiller tout est très difficile, douloureux.

Alors oui bien sure, les petits vont bien, ils bougent encore beaucoup et j'aime ça.
 Mais des fois, la nuit et le jour aussi, j'en arrive à les "oublier" face à mes douleurs.
Je ne veux pas être dans un état plus que lamentable lorsqu'ils seront là et là je me vois me dégrader de nuit en nuit. 
Il parait que les choses s'arrangent lorsque les enfants naissent, on retrouve son corps, son autonomie.
J'en rêve.
Une autre forme de fatigue peut s'installer, de nouvelles douleurs, mais je les imagine plus douce que ce que je vis pour le moment.

Alors oui, JE VEUX ACCOUCHER, aujourd'hui, demain..................Je veux accoucher...
Même sans préparation, je veux accoucher.
J'ai l'impression que je ne pourrais pas aller encore plus loin.
Pourtant je n'ai pas beaucoup de moyens d'agir sur l'arrivée du travail, je suis trop "impotente" pour me lancer dans des séances de ménage, de rangement, faire des câlins........

Vendredi soir une sage-femme du CHU, m'a téléphoné : "c'est bien vous êtes à presque 36 semaines. Maintenant on va être plus gourmand et aller jusqu'à 37-38 semaines !!"
Moi je lui dis, non cela me semble impossible d'aller si loin, que je veux accoucher maintenant, cette semaine...........
Sinon, j'ai l'impression que je serai tellement épuisée pour pouvoir accoucher dans de bonnes conditions.

Après avoir tant fait et tant espérer ne pas accoucher trop tôt, voilà que je veux accoucher tout de suite.

jeudi 14 juin 2012

La presse en parle


Trois articles à lire sur le sujet de la levée de l'anonymat des dons de gamètes, suite à la décision du tribunal saisi de cette demande par une femme née d'un don de sperme.
 Différents points de vue, donneurs, parents, enfants qui veulent savoir, ceux qui ne veulent pas..............



http://www.liberation.fr/societe/2012/06/14/l-histoire-de-l-infertilite-de-mes-parents-c-est-aussi-la-mienne_826056





lundi 11 juin 2012

Poids et Volume



2 kg200 et 2kg100, jeudi dernier pour nos petits !!!
Au moins 1 kg de placenta et autant de liquide amniotique, si ce n'est plus.

6 kg300 au minimum, en mode fabrication de bébés, je comprend mieux, mes difficultés à me tourner dans mon lit. 
Mon lit qui était encore il y a 15 jours l'endroit le moins pire pour mon bien-être, commence à devenir comme les autres espaces, difficile et non soulageant, enfin cela dépend des jours. Hier journée "légère" après un samedi très difficile, cela m'a fait du bien

Au total je ne sais pas à combien de kilos j'en suis sur l'ensemble de mon corps, car je n'ai pas de balance à la maison et j'ai oublié de demander à l'hôpital, jeudi dernier. Peut-être plus 18-20 kilos, car j'étais à plus 14 en sortant de l'hôpital, mais le retour à la maison, signifie aussi manger plus car meilleur qualité des repas. Du gout et des couleurs dans les petits plats que Chéri me fait le midi et le soir. Bien que je ne me gave pas (de toute façon mon corps dit non) et pas de grignotage, je mange plus qu'à l'hôpital, car ici c'est bon.

La nouveauté aussi, c'est que je suis enceinte jusque sous les côtes voir plus loin encore et ça fait mal......
Je me dis qu'ils ne peuvent pas monter plus haut, mais parfois j'en doute vue la pression exercée sur mes côtes du haut. Je recommande particulièrement la grosse contraction bien dure sous les côtes (je ne sais pas encore si c'est pire, pareil ou mieux que les contraction de naissance, mais cela donne quand même un aperçu de ce que peut-être la douleur qui fait mal et qui se prolonge. Je dois presque en permanence appuyer sur mon ventre en haut à gauche pour limiter la douleur même hors contraction).  
 Paradoxalement, je les aimes aussi ces douleurs, car cela veut dire que les petits continuent à pousser. Peut-être 100 grammes chacun en une semaine ?? Car à partir de la 32ème semaines, l'évolution en poids se fait plus rapidement.

Je me demande toujours comment et quand ils vont se mettre à pousser vers la sortie.




















J'avais presque 5 ans quand mes sœurs sont nées, mais je donnais déjà le biberon







jeudi 7 juin 2012

Accoucher j'en rêve !!



Enfin seulement la nuit.

Comme le cheval qui sent l'écurie au retour de la ballade, et peut rentrer les yeux fermés.
Je pense que mon inconscient prépare le terrain.

Deux rêves d'accouchement en deux semaines.
Rêves largement influencés par mon "activité" diurne.
Je m'explique.
La semaine dernière nous avons regarder avant d'aller nous coucher,(enfin moi je suis couchée H 23) un petit film sur une célèbre marque de voiture allemande aux 4 anneaux, lors de sa participation aux 24 h du Mans 2011.
Dans la nuit, j'ai rêvé que j'accouchais dans les stands de cette équipe, au milieu des mécaniciens, pilotes, ingénieurs. Il y avait du monde, tous avaient l'air content, moi je me disais que peut-être j'aurai du faire ça ailleurs. Lorsque je regardais d'un côté j'accouchais d'un pilote et lorsque je regardais de l'autre j'accouchais d'un autre pilote de cette fameuse écurie. J'accouchais de grands gaillards en combinaison....De bons gros bébés déjà autonomes...

L'autre rêve date de cette nuit. Beaucoup de mal à m'endormir, mal partout, gros ventre très dur. Donc je lis un peu pour tenter de faire venir le sommeil. Un auteur Finlandais, qui parle d'une mine de fer désaffectée.
Mon rêve se situait donc dans une espèce de base géante, dirigée par un système totalitaire.
Base construite dans un décor de montagnes vertigineuses, dont tu ne peux pas t'échapper.
Chéri et moi devons travailler à la mine, mais nous ne pouvons pas avoir de contact.
Nous nous lançons des regards langoureux au self.
Je me retrouve dans une chambre très claire, puis je me réveille.
On me dit que j'ai accouché, moi je n'ai rien sentie.
Je retrouve Chéri au self  de loin, il a l'air de savoir, il semble plus amoureux que jamais.
Mais je ne sais pas où sont nos bébés.

Voilà pour les rêves dont je me souviens, il y en a peut-être d'autre dont je ne garde pas trace.

Ce matin nous allons au C.H.U. pour examens dans le cadre de l'A.H.D. (qui s'est terminée samedi). Une sage-femme libérale devait prendre le relais cette semaine, mais elle était en formation de lundi à mercredi.
Donc pas de monitoring depuis samedi dernier (à l'hôpital c'était monito tous les jours, on prend vite l'habitude). Une écho doit être faite ce matin pour évaluer le poids des bébés. C'est sur, ils ont grossis, vu comment  je n'arrive plus à bouger dans mon lit.
Nous voulons parler accouchement avec le doc, car vu la position des petits en transverse, il nous semble improbable que nous puissions bénéficier d'un accouchement par voie basse. 
Je veux parler aussi des contractions, comment savoir que ce sont les bonnes, celles qui disent :"vous allez accoucher", car moi avec mes contractions énormes et parfois très rapprochée, je me demande si je saurai reconnaitre, celles qui annoncent le départ à la maternité.
Aujourd'hui nous avons atteint la 34ème semaine.....ça sent l'écurie...... :-))


jeudi 31 mai 2012

Dites "33"



Trente trois semaines ce jeudi !
De mieux en mieux pour les petits, c'est l'essentiel pour nous !
Moi de plus en plus impotente, sans être trop imposante. Mais certains soirs, j'ai l'impression d'avoir 90 ans,  sortir du lit, se lever du canapé sont très difficile seule.
 De plus en plus je me sens comme une tortue, que l'on aurait mise sur le dos. Je suis dans mon lit, je peux bouger les bras et les jambes, mais me tourner devient de plus en plus difficile.Je peux rester assisse sur une chaise 15-20 minutes maxi. Mon ventre est détendu seulement quand je suis allongée, les contractions viennent à tous moments.

Pour répondre globalement à vos gentils messages :
- Nous n'avons encore rien acheté, sauf un thermomètre en forme de poisson pour le bain .

- Chéri a monté le mois dernier un lit et la table à langer que sa sœur nous a donné.

- Il a lavé aussi des bodies et des pyjamas taille 1 mois, fournis par sa sœur et sa cousine.

- La semaine dernière, nous avons fini par commander la poussette.

- Pour les prénoms, il faut que l'on se détermine vraiment, mais nous voulions aussi voir la frimousse des petits pour décider. 

- A l'hôpital, nous avons participé à trois séances de préparation à l'accouchement, parce que j'ai insisté, voyant le temps avancer vers la probabilité plus grande du jour J.  Nous avons donc pris un groupe en cours de route, la poussée, l'après accouchement et le portage. Le grand chef des doc me disant plusieurs fois lorsque je demandais si je pouvais participer : "de toute façon, il n'y a pas besoin de se préparer, les femmes savent très  bien faire le moment venu". Ok doc, alors pourquoi faire des cours !!

- Nous n'avons pas le droit à la prime à la naissance, ni à l'allocation pour naissance multiples. Après avoir tenté de comprendre pourquoi auprès de différents interlocuteurs de la C.A.F., il s'avère qu'en 2010 je n'ai pas gagné assez de salaire. Oui je sais c'est subtile, mais c'est la loi ma p'tite dame. Pas assez de salaire donc pas le droit à une aide. J'ai touché les assedics une partie de l'année, puis rien pendant 4 mois, puis deux salaires à temps partiel sur novembre et décembre. Nous sommes donc dans le cadre niveau ressources globales (d'un couple, deux revenus, deux enfants) pour se voir accordé la prime. Oui; sauf que pour pouvoir la toucher; il faut avoir touché au moins 4700 euros de salaire et je n'ai touché que 3680, et les assedic ne comptent pas. Cela permet de réduire les couts des aides de l'état, mais cela me laisse quand même dubitative sur la logique d'attribution d'une aide. T'as pas d'argent, tant  pis pour toi, on ne t'aide pas.

- Nous n'avons pas non plus réalisé la sacrosainte "valise pour la maternité", la sage-femme qui vient dans le cadre de l'H.A.D. doit nous apporter la liste ce jeudi. Finalement une tout petite liste, ça me va bien comme ça, pas tout un tas de trucs inutiles, juste l'essentiel.

- Au dernier pesage, juste avant de sortir, j'en étais à plus 14 kilos.

- Prochaine écho le 7 juin, les petits ne devraient pas être loin des 2 kilos chacun !!??

- Ce que je voudrais vraiment acheter, c'est une écharpe de portage pour pouvoir porter un bébé pendant que je m'occupe de l'autre. Je me renseigne un peu partout depuis un moment pour savoir ce qui convient le mieux pour porter des nourrissons sans avoir trois tonnes de tissu qui traine et pas trop chaud.
Je voulais aussi des petits matelas ergonomiques (Co c oo n a b a by de la marque au château rouge en anglais, mais c'est une marque française). Mais ils coutent une fortune (169 euros l'un, pour les derniers modèles) pour une utilisation 4 mois maxi. Alors je cherchais en occasion, dans ma région, rien à moins de 95 euros d'occasion. Mais ma copine Véro, a assurée grave en achetant la semaine dernière d'occasion sur Paris à 50 euros l'un, les deux matelas aux parents de jumelles, nées à 7 mois et pesant 1 kilos chacune. Le monsieur disant que cela n'avait pas été facile au début, mais les petites étaient bien dans les matelas, conseillés par le pédiatre.

- Les bas de contention sont toujours mes meilleurs ennemis, mais je les met toujours quand même sauf le dimanche. Depuis mon retour à la maison je porte aussi des coudières pour éviter la phlébite aux bras. J'avais super mal pendant mon séjour à l'hôpital mais je ne savais pas trop quoi faire et Chéri a eu cette idée lumineuse, depuis c'est un peu mieux.

J'écris tout ça, je vis tout ça, mais j'ai encore du mal à croire à mon bonheur. C'est fou ce truc. Je sais que c'est à moi que cela arrive, mais je reste encore un peu à côté comme une spectatrice calme et détendue. Je suis heureuse, mais j'ai surtout hâte de découvrir nos petits, d'échanger avec eux, de les renifler, de les dorloter.

Quelques images de nous trois cette semaine.

















10 minutes assise au soleil du soir et déjà je n'en peux plus. Ps du soleil, mais de la position assise !!

Allongée c'est là que je suis le mieux !!!!

























Debout ça donne ça, oui je sais mon tee-shirt est à l'envers, mais je ne supporte pas les étiquettes, ni les bouts d'étiquette  qui restent une fois coupées.

















Je souhaite cet état à toutes celles qui en rêvent, sincérement



samedi 26 mai 2012

Deux mois



Deux mois d'hospitalisation pour éviter l'accouchement prématuré.
Allongée H 23, dans ma petite chambre aux murs blancs et meubles verts pommes.
Nous avions envisagé de rester là, jusqu'à la naissance de nos petits.
Moi dans  la simple perspective de faire mon possible pour l'arrivée la plus tardive des petits, pour un début de vie dans les meilleures conditions possibles.

Nous avons atteint jeudi la 32ème semaine, sortie de la grande prématurité, pour la moins douloureuse "simple" prématurité.
Les doc ont donc décidé que j'aille m'allonger chez moi, dans le cadre d'une hospitalisation à domicile. 
Nous sommes rentrés à la maison hier après-midi, avec les petits bien au chaud dans mon ventre.
Ils bougent dans tous les sens, faisant des cabrioles, à l'hôpital certains de leurs mouvements faisaient vibrer le lit.

Moi qui marchais environ 6 heures par jour, 3 à 4 fois par semaine pour le travail, avant d'être enceinte. 
J'ai du mal à sortir de mon lit, marcher est une "espérance" difficilement réalisable depuis deux mois. Mais cela va revenir, dans un mois ou deux. 
Cette hospitalisation de deux mois, nous a fait traverser le 6éme, puis le 7éme mois.
Demain nous commençons, la dernière ligne droite du 8éme mois et peut-être du 9éme. 

J'ai toujours de très grosses contractions qui me déforment complètement le ventre, moulants complétement le corps de notre fille dans le haut de mon utérus.

Deux mois maximum avant la naissance de nos enfants, sans doute moins.....

Mais pour l'instant continuons notre progression au jour le jour, semaine après semaine.

De retour chez moi, je vais pouvoir reprendre le fil de vos histoires.


mardi 15 mai 2012

30 s + 5 j




On avance, on avance, on avance.
30 semaines et 5 jours.
Les médecins voulaient me renvoyer chez moi, car 30ème semaine de passée.
"Vous devez vous ennuyer ici, votre maison ne vous manque pas ?".
"Euh, oui, tout ça tout ça, mais les petits d'abord, je ne suis que patience et abnégation. Alors angoisser chez moi, non merci. Je préfère être ici et puis bouger me semble une chose insurmontable".
Surtout, je voulais voir ce que disait mon col. S'il était toujours stable, comme ils disent, j'aurais peut-être pu envisager les choses différemment
.
Jeudi dernier échographie, les petits vont bien, ils bougent dans tous les sens et ils pèsent environ 1 kg 400 et 1 kg 380, ce qui est très bien pour le terme.
L'échographie a été difficile, car je suis tombée sur une interne qui découvrait l'appareil et l'intérieur d'un ventre de femme enceinte. C'était difficile, elle ne voyait rien, passait un temps fou à me labourer le ventre pour tenter de comprendre, à gauche à droite, en haut en bas, pendant que derrière elle, la sage-femme (celle qui nous avait dit au mois de janvier alors que les petits étaient microscopiques : une fille et un garçon), bouillait de voir sa supérieur se rater aussi lamentablement en rigolant et en faisant des commentaires.

Mais mon col était à 8 mm, pour moi, c'est vraiment, vraiment pas beaucoup. En même temps après plus d'une heure de traitement avec l'interne incompétente, plusieurs grosses contractions, dont une lorsqu'elle a mit la sonde endo-vaginale, peut-être que mon col n'était pas en état de proposer autre chose. Mais bon 8, je m'attendais à plus, vue le discours des docs sur la stabilité de la situation de mon col depuis 1 mois......
Mais pour les docs cela ne fait pas de différence : "vous savez entre 13 mm (dernière mesure) et 8mm c'est pareil !!!"
"Ah bon c'est pareil !!, pourtant cela ne me semble pas vraiment pareil."
Bref nous avons décidé de rester encore ici au moins jusqu'à la 32ème semaine passée. Car nous sortirons à ce moment de la grand prématurité. Pour nous retrouver dans la prématurité et dans ma tête et celle du papa, ce n'est pas pareil.
Nous avons vu un pédiatre samedi soir, qui était plutôt rassurant. La 32ème semaine est une étape importante, puis le 34ème moment où ils peuvent déclencher l'accouchement si le risque est présent, sans que cela impacte de façon irréversible la santé des bébés. A la 37ème semaine nous sortons de la prématurité.

Nous avançons donc vers l'accouchement, mais j'ai encore du mal à visualiser clairement ce moment. 
J'ai peur qu'a trop y penser cela le fasse venir trop vite, alors j'évite d'y penser.
 Mais nous avançons vers moins de risque pour nos petits et ça c'est l'essentiel.

Je pense très fort à vous toutes, celles qui attendent, celles qui sont dans les essais, celles qui sont dans les angoisses de la grossesse pas encore concrétisée par un beau bébé en bonne santé, celles qui ont renoncé par choix ou par obligation.

samedi 28 avril 2012

J'C.H.U. toujours là


Merci pour vos messages auxquels je n'ai pas trop la force de répondre individuellement.

28 semaines et 2 jours.....fin du 6ème mois !!!!

Il nous faut aller maintenant jusqu'à la fin du 7ème mois, fin mai.....
Depuis trois jours "moins" de contractions, mais lorsqu'elles sont là, elles décoiffent toujours autant !!
Ce matin, je suis montée jusqu'à 99 % sur le monitoring.....
Mais ils semblent que malgré leur puissance, elles n'aient pas d'impact sur mon col, qui reste stable entre 14 et 12 mm.

Je suis comme plongée dans une autre dimension temporelle et spatiale, un voyage au centre de l'attente où je cherche chaque jour à être le plus zen possible, pour ne pas perdre pied. Sinon on peut vite devenir "dingue".

Concernant le reportage "Quand l'enfant se fait attendre", la journaliste m'a informé que la chaine a décidé de le programmer à la rentrée de septembre.

Les petits bougent beaucoup, c'est bien, j'aime ça.

J'espère que tout ce passe pour le mieux pour chacune de vous, je pense à vous.




mardi 17 avril 2012

M.A.P. Attitude

Toujours au C.H.U.
Toujours des contractions.
Toujours attendre que le temps passe et nous porte le plus longtemps possible.
26 semaines et 5 jours.
Merci pour vos messages, mais pas trop d'énergie pour y répondre individuellement.
Traverser le couloir est un événement.

NANA, si tu veux passer, je suis chambre 116, ligne rouge, troisième étage S.I.G.

dimanche 8 avril 2012

M.A.P.

Aujourd'hui je me sens capable de venir m'asseoir devant l'ordinateur mit à disposition par l’hôpital.

Depuis 11 jours, je suis couchée quasi en permanence, prise en charge au service de suivi intensif de grossesse.

Ne pouvant plus tenir chez moi avec les contractions et leur éventuel impact sur mon col, je suis venue aux urgences, et ils nous ont gardé, sous perfusion pendant trois jours, puis arrêt pendant un jour et demi, ce qui m'a permis de prendre une douche, puis reprise de la perfusion pendant 48 heures.

Mon col était mesuré entre 16 et 18 mm, le jour de ma visite aux urgences, à 12 lundi soir.
J'ai toujours des contractions, mais je tente de garder le cap.

Nous devons atteindre les 26 semaines pour sortir de la "zone grise" comme disent les pédiatres. 
26 semaines c'est beaucoup trop tôt, mais les pédiatres disent qu'ils savent sauver des bébés à ce stade.
Ensuite atteindre les 28 semaines, puis les 32 et encore plus pour pouvoir accueillir nos petits en tout sérénité quand à leur santé. 

J'espère que tout vas pour le mieux pour les unes et les autres. 

Aujourd'hui nous sommes à 25 semaines et 3 jours de grossesse.

dimanche 25 mars 2012

Quand l'enfant se fait attendre....

.................et la diffusion du reportage aussi.....
Je pense que le mois de mars ne verra pas la diffusion du reportage sur le désir d'enfant vu du côté des couples en attente, comme je vous l'avais annoncé.
La chaine s'inquiète de l'audience.
Les premiers reportages du magazine "Tel quel", n'ayant pas connu l'audience attendue, cela retarde la programmation du reportage sur le désir d'enfant et les difficultés rencontrées par les gens en attente.

La journaliste qui a fait le reportage ne peut rien faire, c'est la chaine qui décide. Dur, dur je pense de voir son travail mis en attente comme ça.

Peut-être en avril, ou pas, je ne sais pas.
J'attends des nouvelles, dès que je sais je vous le dis.

samedi 17 mars 2012

Chapi et Chapo

Alors pour connaitre la référence  faite au titre de mon message, il faut être une "vieille" enfant comme moi.
Enfant des années 70, leur début au moins.
Petite j'aimais bien ce petit moment.
J'avais même une robe avec les deux personnages dessus.








Comme annoncé début janvier, à 11 semaines (elles sont fortes les sages-femmes), nos deux poussières d'humanité, devenus  en 21 semaines, de jolis fœtus d'environ 500 grammes chacun, sont de sexes différents.

UNE FILLE et UN GARÇON !!!!!!!

Cette fois nous avons bien vu la différence. Tout va bien pour eux, même leurs thyroïdes ont été contrôlés.

Deux bébés de sexes différents, c'est la cerise sur le gâteau !!!!

Mais, parce que évidemment, rien ne peut-être simplement merveilleux.
Mon col fait 22 mm, trop court pour le doc échographiste, qui nous envoie aux urgences pour monitoring/contractions et autres analyses d'usages.

Entrés à 14 heures pour l'écho, sortie à 20 heures des urgences. 
J'ai pu expérimenter une belle salle de naissance, avec tout un tas de gadgets naissance technique et naissance nature. Mais moi, je ne veux pas accoucher maintenant, le plus tard possible.

Prise de sang; trois tubes, analyse d'urine, prélèvement vaginal.

Tout est Ok, sauf la taille du col évidemment, une heure de monitorage pour vérifier si contractions.
Mais pas de contractions. Heureusement....

Bah non, c'est depuis fin janvier que j'ai le ventre dur à longeur de journée et de nuits, c'est entre début et mi février que je sentais des trucs étranges dans mon vagin, col de l'utérus ??
Mais comme personne n'avait vérifié la taille de mon col à ce moment, ce n'est pourtant pas faute d'avoir dit à tous nos interlocuteurs médicaux : "j'ai le ventre dur, tout le temps. Je sens des trucs étranges".

Donc ce doc échographiste, dit que dans le cadre des grossesses gémellaires, il n'y a pas vraiment de normes de taille du col (40 mm en moyenne pour une grossesse simple, à ce stade), mais pour lui c'est quand même un peu court, donc il a lancé la vérification pour  Menace d'Accouchement Prématuré. Il dit que c'est dommage de ne pas avoir de référence de départ, qui permettrait de voir, si le col a bougé ou s'il est comme ça depuis le début.

Dans trois semaines nouveau controle pour voir s'il bouge ou pas.
Je ne souhaite qu'une seule chose, c'est que mon col ne bouge pas, voir qu'il se rallonge pour me permettre de vivre sereinement. les mois qui restent.

Moi qui avais le ventre moins dur depuis une semaine, je me voyais déjà aller à la piscine, faire de belles et longues balades, vivre un quotidien moins douloureux. Ma nuit a été mauvaise, avec des sensations imaginaires ?? dans mon vagin, des angoisses néfastes.....

Il nous faut du temps à moi et aux petits, du bon temps pour les quatre mois à venir.....

Un épisode en entier.

lundi 12 mars 2012

Rencontres au bord de la Mère, bis


























Ce samedi belle rencontre avec Miss NANA au bord de la mer.....
Des yeux bleus comme le ciel.

Déjà 5 ans de tentative de fabrication d'un petit d'eux.
La Pma par chez nous, qui laisse à désirer... 
C'est le cas de le dire. 
LAISSER MONTER LE DÉSIR, jusqu'à n'en plus pouvoir vivre normalement.....

J'ai énervé par ce que j'entendais, pensant que c'était moi qui était hystérique lorsque j'avais rencontré les docs pma de chez nous.
Mais en fait, il semblerait que la situation soit la même pour d'autres. 
D'autant que nous avons rencontré les mêmes doc, le doc con et le doc Fiv mou. 

Problématiques différentes, mais propos accusateurs vis à vis de la gente féminine face à "leurs infertilités"....
Trop vieille, trop grosse, trop maigre, trop femme, trop tout va bien, puis tout va mal, trop de c'est pas de chance. Cela n'a pas l'air trop difficile les études de médecine gynécologique en fait. Peu de théorie, beaucoup de poncifs....

Pas d'explication, pas d'échange, pas d'accompagnement dans l'échec de la stimulation, quelle analyse médical de l'échec ? Des protocoles, mais qui ne tiennent pas forcément compte des individus en face. Ou alors les doc ne le disent pas assez...
Des questions qui restent sans réponse face aux traitement proposés, face aux examens aussi.
Des : "c'est la faute à pas de chance si cela ne fonctionne pas...."

C'est comme une double peine pour les couples, infertilité et la nullité de l'accompagnement des docs pma, je n'arrêtais pas de dire : "ça m'énerve, ça m'énerve". Miss Nana, tu as du me prendre pour une énervée de service, mais le sujet pma vu sous l'angle de notre centre de pma, m'énerve.
Cela doit pourtant exister un accompagnement plus humain dans la procréation médicalement assistée, mais par chez nous, non. Ils ne savent pas faire.
Nous avons prévu d'autres rencontres pour exorciser encore, la pma de par chez nous et les doc qui vont avec. Donc pour évacuer du mieux possible les échecs et pour fêter les réussites, réussites qui vont arriver, il le faut.

J'espère en tout cas que le prochain essai sera le bon pour Nana et son mari.


















Et puis une belle nouvelle pour ce samedi 10 mars, la naissance du fils de Miss PMATOMIC.
Après x fiv et x inséminations avec le sperme d'un donneur, voilà enfin le petit bout d'homme qui pointe son nez.
Moi je suis toujours autant émue par les naissances. Je trouve que c'est beau, un aboutissement, pour un nouveau départ.
























De mon côté des moments de plus en plus longs et de plus en plus souvent, où mon ventre n'est pas tout dur de partout. 
Les soirées restent ventre dur, mais c'est vraiment AGRÉABLE, de vivre des moments avec un gros ventre, mais pas tout dur-handicapant.
Alors hier matin et début après-midi, séance jardinage en douceur pour moi, quand même possible, alors qu'avec un ventre dur, cela aurait été impossible.
Chéri qui retourne la terre du jardin.
Plantation des fraisiers.........
Et puis, je crois que je sens bouger nos petits bébés dans mon ventre.
Depuis une semaine, je sens des mouvements et je vois mon ventre réagir sous les petits mouvements.
Hier soir, Chéri a enfin perçu lui aussi le petit coup. 
Il était très ému....